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Message par Admin le Dim 13 Déc - 22:27



Rellik




~ CITATION ~



Fiche d'identité




Prénom: PRÉNOM
Nom: NOM
Surnom: SURNOM
Sexe: SEXE
Âge réel: ÂGE RÉEL
Âge d'apparence: ÂGE D'APPARENCE
Origine: ORIGINE
Classe sociale: CLASSE SOCIALE
Emploi: EMPLOI




Race: VAMPIRE



Rang Pyramidal: RANG PYRAMIDAL Rang
Secte: SECTE
Clan: CLAN
Lignée: LIGNEE




Description physique



Taille: TAILLE (nous n'acceptons plus au-delà du mètre 85)
Poids: POIDS
Yeux: YEUX
Cheveux: CHEVEUX

Description détaillée: DESCRIPTION DÉTAILLÉE

Vêtements: VÊTEMENTS

Particularités: PARTICULARITÉS




Caractère



En public: CARACTÈRE EN PUBLIC

En tant que Vampire: CARACTÈRE EN TANT QUE VAMPIRE

Loisirs: LOISIRS

Religion: RELIGION

Qualités: QUALITÉS

Défauts: DÉFAUTS




Background



Résumé: RÉSUMÉ

Education
- La musique: VOTRE RAPPORT A LA MUSIQUE
- Les sciences: VOTRE RAPPORT AUX SCIENCES
- L'Alchimie: VOTRE RAPPORT A L'ALCHIMIE
- Les langues: VOTRE RAPPORT AUX LANGUES

Histoire: HISTOIRE




En société



Famille: VOTRE FAMILLE

Ennemis: ENNEMIS

Alliés: ALLIES

Situation: VOTRE RAPPORT AVEC LES CRÉATURES DE LA NUIT




Localisation sur l'Ombre



Votre demeure: OU LOGE VOTRE PERSONNAGE

Endroits les plus fréquentés: OU SE PROMÈNE VOTRE PERSONNAGE




But(s)



VOS BUTS ET AMBITIONS




Armes et équipement



Armes: ARMES (ATTENTION NOUS N'ACCEPTONS PLUS DE KATANA)

Objets personnels: VOS OBJETS PERSONNELS




Pouvoirs


- PREMIER POUVOIR CHOISI: DÉTAIL DU PREMIER POUVOIR CHOISI
Inconvénients: INCONVÉNIENTS DU PREMIER POUVOIR CHOISI

- DEUXIÈME POUVOIR CHOISI: DÉTAIL DU DEUXIÈME POUVOIR CHOISI
Inconvénients: INCONVÉNIENTS DU DEUXIÈME POUVOIR CHOISI

- PREMIER POUVOIR INVENTÉ: DÉTAIL DU PREMIER POUVOIR INVENTÉ
Inconvénients: INCONVÉNIENTS DU PREMIER POUVOIR INVENTÉ

- DEUXIÈME POUVOIR INVENTÉ: DÉTAIL DU DEUXIÈME POUVOIR INVENTÉ
Inconvénients: INCONVÉNIENTS DU DEUXIÈME POUVOIR INVENTÉ




Autres personnages



NOM, PRÉNOM, RACE et PROFESSION de VOS AUTRES PERSONNAGES + LIEN VERS LEUR FICHE PERSO




Questions IRL



Comment avez-vous découvert le forum?: RÉPONSE

Votre niveau de RP?: RÉPONSE





MADE BY .ANGELUS






RP joués




~ Les aventures de VOTRE PERSONNAGE ~



- [url=LIEN VERS RP]TITRE RP[/url] [DATE DU RP en jj/mm/aa]
RÉSUMÉ DU RP

- [url=LIEN VERS RP]TITRE RP[/url] [DATE DU RP en jj/mm/aa]
RÉSUMÉ DU RP

- [url=LIEN VERS RP]TITRE RP[/url] [DATE DU RP en jj/mm/aa]
RÉSUMÉ DU RP


MADE BY .ANGELUS

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Re: lol titre de message

Message par Admin le Ven 9 Juin - 20:43



feat.Un partenaire random
Perdu dans ce monde


Voici le post RP du petit Timmy, dont j'ai sans la moindre honte piqué le codage à Sherkhan parce que je ne retrouvais plus le topic où certains sont disponibles en libre service. Tu noteras que c'est beau, c'est propre, ça ne fait pas mal aux yeux.

Le petit Timmy ? Je ne sais pas. Probablement un collégien (entre 13 et 16 ans je dirais, donc limite un début de lycéen), qui n'a jamais fait de rp de sa vie, n'est pas forcément très intelligent ou doué de base, et qui se dit "ouais, j'ai une super imagination, je veux aller sur un forum rp !" et qui a débarqué sur MM pour y incarner son personnage préféré. (notez que je ne vise personne en particulier, et que comme les séries policières / justice de dick wolf, toute ressemblance est fortuite et non voulue.)
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Re: lol titre de message

Message par Admin le Lun 19 Juin - 23:26







- … Qu’eeeest-ce que c’est que cet endroit ?
- Qui est là ?
- Qui a éteint la lumière ?
- Ça c’est de la bonne question à la con.
- Hey ! Tu te crois malin parce que je peux pas te voir ?
- Je peux pas te voir non plus, mais franchement ? Je regrette pas.
- Dites, le couple, si on vous dérange, vous nous le dites ?
- Et t’es qui pour balancer des taunts à l’assemblée toi ?
- Okay, les gens, stop …
- Je suis un type infiniment complexe à décrire mais avec un charisme certain et un sourire ravageur, et toi ?
- Oh, cool, quelqu’un qui a visiblement un truc à compenser et qui le fait en étant un genre d’énorme connard.
- Immense je te prie, tant qu’à y mettre les formes.
- Les gens …
- Vous sonnez quand même vraiment comme une bande de dégénérés, au cas où ça vous échappe.
- Solstice m’en soit témoin, les dégénérés, en général on les classe comme hérétiques et je les brûle.
- Tu es sûr ? Pourtant j’entends toujours ta voix
- VOS GUEULES. Là. Stop. Arrêtez les taunts, les insultes à la noix et le reste, je pense qu’on a PLUS URGENT comme problème à traiter.
- Je suis d’accord avec cet infâme enfoiré.
- … Merci. Bon, juste histoire d’être sûr … On est bien d’accord qu’à part la voix des autres, personne ne perçoit rien ? Pas de chaleur, de lumière, d’odeur ni rien ?
- Nope
- Nada
- Je dois avouer que ce genre d’environnement m’est plutôt familier … Mais en général, il requiert que je prenne au moins un javelot dans la nuque. Et les voix sont une première, également.
- Ah. Très … Intéressant. Bon … Tant qu’à discuter, plutôt que faire des blagues sur les mamans, on pourrait peut-être … se présenter, non ? Genre, les noms ?
- Moi c’est Haïzen.
- … Hey, moi aussi !
- Vous êtes sérieux ?
- C’est une plaisanterie ou j’ai une hallucination grave ?
- Tu t’appelles Haïzen aussi ?
- Ouaip.
- Bah t’es quand même un connard.
- C’est pas vrai …
- Tout le monde s’appelle Haïzen, en résumé ?
- Yep, ça … en a tout l’air.
- … Et bah on est pas dans la merde, tiens. Bon … Voix féminine numéro un ?
- Hein ?
- Parfait, ce sera toi. Le brûleur d’hérétiques ?
- Hun hun ?
- Tu parles en numéro 2. L’autre voix féminine, pour faire honneur aux dames …
- Dans ce cas, pourquoi l’autre passe avant moi ?
- Pour faire honneur aux dames. C’est qui qui prend des javelots dans la nuque ?
- Moi.
- Parfait, numéro 4 … Et qui m’a traité d’infâme enfoiré ?
- Ah, c’était moi … heu, numéro 2, je suppose ?
- ‘Va falloir qu’on trouve autre chose pour s’appeler les uns les autres, ça va être rapidement super débile. Ya que moi que tu as pas appelé, je crois. A part toi, bien sûr.
- Bien ! Dans ce cas, on se présente dans l’ordre … Et je passe en dernier.
- … Je passe en première donc ? Je dis quoi ?
- Hmm, je sais pas, ce qui pourrait être utile ?
- Merci pour cette aide d’une qualité jamais égalée …
- Oh, la ferme 5, pour l’instant ça reste à peu près le seul qui a voulu mettre un peu d’ordre dans tout ce bazar … Bon. Dire qui je suis … ‘tieux, ça va être long.
- ‘Pas grave, je doute qu’on soit vraiment pressés. Vu qu’on est visiblement bloqués ici pour le moment … donc. Qui tu es ?






Haïzen(s), présentation.




Lame brisée


Univers d'origine :Enombrya
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 768 ans
Race : Furry
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, de couleur rose pale
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Ensembles légers, souvent en très mauvais état
Corpulence : "Correcte"
Taille et poids : 1m75 pour 92 kilos (en grande partie à cause des ailes et de la queue)
Teint de la peau : écarlate
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, absence de lèvres, air perpétuellement carnassier, possède deux larges ailes de cuir plus ou moins déchirées, une queue saurienne, des jambes digitigrades à 4 orteils griffus et un sourire d'enfer.


Le riffleur


Univers d'origine :Feleth
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : Aux environs des 70 ans
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Roux, mi-longs, en bataille, souvent attachés par un bandeau verdâtre
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : De lourdes bottes ferrées, un ample pantalon brun, une large ceinture de tissus rouge, par dessus laquelle sont passé deux ceintures de cuir comportant de quoi y accrocher 2 épées ou sabres, ainsi que trois chaines. 2 épais gants de cuir, qui couvrent les mains et les avant-bras, et sur lequel ont étés fixés, sur les phalanges, le dos des mains et les avant-bras, des plaques de métal protectrices. Autour du cou, une autre chaîne de titane noir, un collier de dents provenant probablement d'un démon de style "non référencé", ainsi qu'une fine chaîne d'argent au bout de laquelle se trouve un pendentif contenant un portrait dessiné, dont le contenu porterait la mention "Pas touche, c'est privé." selon le porteur de l'objet. Sur ses épaules, un court capuchon noir orgné de rouge, dont les fermoirs en os ont l'apparence de petits crânes, et dont la capuche, une fois rabattue, donne l'impression d'être une cagoule de bourreau. Rien de surprenant à cela, puisque le tissus dans lequel a été fait cet objet en était une à la base.
Corpulence : Musclée
Taille et poids : 1m75 pour 89 kilos
Teint de la peau : Basanée
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, canine sur-développées, air perpétuellement carnassier


Sado-maso


Univers d'origine :Monde des 10 (à l'époque)
Prénom : Haïzen
Sexe : Femelle
Âge : 27 ans
Race : Sacrieur
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs et raides, de couleur roux foncés
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Ensembles très légers, majoritairement composés de bandages et de morceaux de cuir.
Corpulence : plutôt fine
Taille et poids : 1m68 pour 64 kilos
Teint de la peau : Basanée
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, présence régulière de plaies à des endroits divers, air perpétuellement carnassier


Le Marchemort


Univers d'origine :Era Necrolia
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7483 ans
Race : Sang mêlé elfe / mort-vivant
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux longs, raides et sales, d'un roux parsemé de mèches grisatres
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Protections d'armures sur les bras, épaules et cuisses, pantalon sale et usé, très large cape de voyage, le tout en très mauvais état.
Corpulence : Squelettique
Taille et poids : 1m75 pour 98 kilos
Teint de la peau : Sombre, burinée comme du parchemin
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, donne l'impression d'être un cadavre, visage en partie camouflé par une partie de sa cape.
(non je n'ai pas encore d'avatar pour celui-là, d'où le placeholder)


Le fossoyeur


Univers d'origine :Cryptum (planète de l'univers du forum Starlight Redemption)
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 7## ans
Race : Humain
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, roux, tenus par un bandeau vert
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : Combinaison / tenue de combat de Kevlar, renforcée par plusieurs protections métalliques, assortie de poches d'équipement, ordinateur portatif intégré dans le bracelet protégeant un des avant-bras, rangers et protèges-tibias blindés.
Corpulence : "Correcte"
Taille et poids : 1m75 pour 84 kilos
Teint de la peau : Pâle
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, porte parfois son masque à gaz, air perpétuellement carnassier


L'artiste


Univers d'origine :Anombrya
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 76# ans
Race : Furry
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, de couleur rose foncé (mais ne lui dites pas)
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : moderne, short blanc, généralement accompagné de chaines pendues à la ceinture
Corpulence : Particulièrement sèche, mais musclée
Taille et poids : 1m75 pour 92 kilos (en grande partie à cause des ailes et de la queue)
Teint de la peau : écarlate
Emplacement du sceau :  Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, absence de lèvres, air perpétuellement carnassier, possède deux larges ailes de cuir plus ou moins déchirées, une queue saurienne, des jambes digitigrades à 4 orteils griffus et un sourire d'enfer.


Illustrations et infos additionnelles


Référence de l'artiste
L'artiste, vu de dos (valable également pour la lame brisée)
Référence du fossoyeur
Référence du riffleur
Tatouages pour les versions humaines

(les dessins au-dessus, c'est de moi, et ce qui suit ne l'est pas.)

Référence de la lame brisée
Référence de Sado-maso

A noter que j'ai fait des fiches pour le riffleur et le fossoyeur (dont le forum rp n'existe malheureusement plus) : ceux qui veulent, go mp pour me les demander Very Happy mais soyons honnêtes, je sais déjà que personne ne va le faire.
Je suis également au regret de dire que non, je n'ai pour le moment aucune image pour le marchemort et je le regrette fortement. Mais bon, vous commencez p'têt un peu à saisir l'apparence du perso, non ?






Histoires



Lame brisée



… Qui je suis ?
Ça va prendre longtemps à raconter … Mais je suis beaucoup de choses. Une noble déchue. Une veuve. La mère d’un enfant mort sans être né. Je suis la honte de la chaire dont je suis issue, ma propre honte, et probablement celle d’autres … S’il en reste encore qui puissent avoir « honte » de moi. Je suppose que je serais une lame brisée … Ou une tragédie, à la fin de laquelle le protagoniste met fin à ses jours. Tsss.

Mon monde d’origine se nomme Enombrya. C’est une terre de magie et de guerres, peuplée très majoritairement de furries tels que moi, où n’importe qui, souvent sous la condition d’un entraînement spécifique, peut éveiller des dons arcaniques. La technologie n’y est … Mhhhh … Pas extrêmement développée, je dirais. La magie permet de palier à tant de tâches … Pourquoi s’embêter à inventer un engin pour faire ce qu’un bon mage peut réaliser en moins de temps et avec plus de précision ? Les mentalités ne sont pas très évoluées non plus … J’ai majoritairement vécu dans un empire, qui guerroie souvent vers l’extérieur pour s’étendre, et à l’intérieur pour que tel ou tel noble de grappille plus de territoires. Nous avons des esclaves. Enfin, en fait, « nous » avons, un siècle ou deux avant ma naissance, développé et conçu une nouvelle race « d’hybride » que nous avons immédiatement destiné à nous servir d’esclaves, plutôt. Sur un continent autre que le mien, il y a également quelques « humains » … mais je n’en ai quasiment jamais croisé. Que dire de plus … nos moyens de locomotion les plus développés sont le train et le bateau, les gens se battent à l’épée, hache, ou à l’arbalète / arc, et quand je viens au monde, nous touchons à la fin du 13ème siècle de notre ère.

Mon père s’appelait Demether, et était surnommé « le noir » en raison de la teinte ébène de ses écailles et cheveux. Il avait commencé de rien …De moins que rien. Abandonné par ses parents. Il fut trouvé, et recueilli par une guerrière, une garde du corps impériale tombée en disgrâce …Avec le peu qu’elle avait, elle l’a éduqué. En même temps, elle a monté, autour d’eux deux, un groupe de jeunes mercenaires pétris d’ambition et de bonne volonté. Ledit groupe a pris part à la guerre particulièrement brutale dans lequel mon père était né … Et ce dernier a rapidement pris du galon, et est devenu un guerrier légendaire, en quelques années. On ne peut pas dire « il a gagné la guerre à lui tout seul », mais sans lui, c’est certain qu’elle aurait duré bien plus longtemps. Alors on l’a récompensé d’une terre et d’un titre, et on l’a laissé faire ce qu’il voulait de sa vie … Il a fait construire un grand château, des infrastructures pour des fermiers, un mur d’enceinte pour que personne ne traverse ses terres « par hasard », et ensuite, il a commencé à agir comme un noble : distingué, raffiné … Oh. Et il a violé une Kemonomimi, ou hybride, qui devait être sa femme de chambre, aussi. Qu’importe me direz-vous, ce n’était qu’une esclave, comme tous les membres de sa race … Sauf que lui en est tombé amoureux, et elle, enceinte. C’est assez triste … Mais elle est morte du fruit de cette union, en nous donnant naissance, à moi et à ma jumelle. Au passage … Je suppose que vous vous en doutiez, il y a 2, 3 races principales, sur le monde d’où je viens. Moi, par les mystères de la génétique, je suis une furry … Mais ma sœur était une hybride. Et mon aînée … Ce que cela a d’ironique, c’est que du coup, celle qui aurait très bien pu devenir esclave fut désignée héritière, et celle qui aurait dû hériter se fit voler sa place … Mais je n’eu jamais le moindre remord par rapport à cela.

J’ai grandi insupportablement hyperactive, alors que ma sœur, Jessica, était narcoleptique et molle au possible. Nous avons vu toutes les deux, alors que nous n’étions encore que des bambines, notre paternel trouver une nouvelle femme, noble cette fois, avec laquelle il se maria pour nos 3 ou 4 ans. Il eut un enfant avec elle dans l’année qui suivit. Personnellement, je n’aimais pas ça. La petite s’appelait Sacrieur. Comme moi et ma jumelle, on est … Disons, des « enfants difficiles » qui font beaucoup de bêtises, le papounet décide de nous faire suivre un entraînement martial, histoire qu’on acquiert un peu de discipline. En quelques années, nous devenons deux machines à tuer … Mais pour la discipline, je ne dirais pas que c’est très réussi. J’entre dans une école pour mages, et Jess’ reste au manoir pour apprendre la vie de noble, les manières, « l’étiquette » … et un paquet d’autres trucs, en fait. Nous grandissons. Pour Jess’, les premiers amours, amants … Moi, rien. Jusqu’au jour où je passe ma meilleur amie à tabac devant toute l’accadémie, et où la seule chose qui m’empêche de la tuer sur place …C’est son copain. Qui devient mon copain, « officiellement », dans les jours qui suivent. Je quitte la partie « mages » de l’université, et me réoriente en médecine. Enfin … Peut-être devrais-je plutôt dire qu’on me pointe la sortie du doigt, mais que l’influence paternelle m’évite l’exclusion pure et simple. J’ai à l’époque un peu plus de 17 ans.

Au début, c’est un peu pénible, côté social … C’est de ma faute sans l’être : je suis la terreur d’à peu près tout le monde lorsque j’ai brisé quelques os à une étudiante que tout le monde voyait comme ma meilleur amie. Je ne regrette pas spécialement, mais comme dit plus tôt, c’est pénible … Mais plus le temp passe … Et plus ça s’améliore. Mon amour m’aide à devenir plus douce, plus gentille … M’empêche de massacrer ma petite sœur … m’aide un peu à être plus sérieuse dans mes études … et nous nageons tellement dans le bonheur que nous décidons tous les deux de mettre en pratique une magie qui ralentira nôtre vieillissement à l’extrême, nous permettre de vivre jusqu’à 1000 ans sans problème. Le temps continue de passer. Je tombe en cloque pendant mes examens finaux. Et pourtant, je passe les concours avec succès. On s’installe tous les deux, deux ou trois semaines après, dans une petite maison un peu éloignée du domaine patriarcal… Progressivement, j’ai l’impression que la vie se met à me sourire. J’avais 23 ans … Et je ne devais pas être loin des 5 mois de grossesse lorsque tout bascule. En une soirée … à la base, c’était supposé être une petite fête en famille, avec toute la fratrie. Mais tout part de travers. Je me dispute avec Jessica. Elle part, seule et en pétards, dans la nuit … ma petite maison était confortable et sûre … mais en plein milieu d’une forêt relativement dangereuse. Mon cher et tendre insiste pour aller la chercher … Je finis, de mauvaise grâce, par consentir, alors que Sacrieur, fatiguée, monte dormir. Mais au bout de quelques minutes … J’entends un cri. Je sors en quatrième vitesse … Et je trouve ma sœur, tenant le corps de mon homme dans ses bras … lesquels sont rougis jusqu’aux coudes. Lorsque j’arrive à côté de lui, je vois à ses yeux qu’il est déjà parti. Je sens quelque chose me submerger … La haine … La tristesse … La détresse … Et aussi la rage. Si pure, intense … unanimement, chaque fibre de mon être réclame vengeance. Et la seule cible possible de cette vengeance se trouve face à moi, les mains pleines de sang. Une guerrière accomplie, qui ne sait pas quoi me dire pendant un instant …

Je l’attaque, malgré mon état. Elle prend des gants, mais n’a pas trop de mal à m’affronter … Au début. Mais malgré le nombre de coups à la tête que je reçois, je ne perds pas connaissance. Malgré le nombre de fois où elle me met à plat dos, je me relève toujours. Et malgré les cris de douleurs que mon corps hurle en moi … je continue de me battre. A un moment, la frustration et la violence de mes sentiments me font douter, un instant … Suis-je en train de faire la bonne chose ? Une partie de mon esprit me dit que non. Mais une autre, plus pressante, me pousse à regarder le père de l’enfant que je porte, une nouvelle fois … à me dire que je l’ai perdu à jamais. Que je suis veuve. Que le petit ou la petite ne connaîtra jamais celui grâce à qui son existence fut possible. Et que je n’aurais plus jamais l’occasion de serrer contre moi celui qui avait fait un paradis de la mienne. Je ne réaliserais que bien plus tard que cette partie de « mon » esprit était en réalité autre chose … Mais sur le moment, je l’écoute. Et je sens un poison encore plus virulent que la colère des premières secondes me remplir … La haine. Pure. Chaude. Elle m’enlace, et me réconforte de la même manière qu’un être pourrait être « soulagé » de s’amputer une partie du corps qui le faisait trop horriblement souffrir. Je fonds à nouveau sur Jessica. Je n’écoute plus ses paroles. Je n’écoute plus mon corps. Je n’écoute plus rien, et me déchaîne … et vient un moment où mes griffes rencontrent la peau tendre de son cou, et l’arrachent.

Ce n’est qu’à ce moment, en la voyant tomber inanimée sur le sol, que je réalise… que je viens de tuer ma sœur. L’ironie du sort veut qu’elle se soit écroulée face à mon amoureux, et le regarde alors qu’elle se vide vite, si vite de son sang … Je regarde un instant mes mains … Mon ventre … Le ciel … Je hurle.

Lorsque je reprends connaissance, je sais que plusieurs choses clochent. Mon ventre est plat. Mes griffes me font mal, comme si je m’en étais trop servi. Mes muscles … tout mon corps, en réalité, a été poussé dans ses retranchements de force et d’endurance. Ma peau est couverte de plaies plus ou moins grandes, plus ou moins cicatrisées. Je suis sale. Je suis seule. En m’observant au détour d’une rivière, je ne reconnais plus mon visage … Mes yeux sont devenus blancs. Ma peau s’est couverte de marques noires. Je suis maigre … Longtemps, j’ère. Je sais toujours qui je suis … à peu près. Je pleure énormément. Et finalement, un jour … J’arrive sur une route que je connais. Je la prends. Je rentre à la maison. Sur le chemin, je m’arrête à une auberge, où j’y croise une amie … Elle fêtait son diplôme, je crois. Je bois avec elle. Nous couchons ensemble … Et le lendemain, elle m’apprend que ma petite sœur m’a fait porter le chapeau pour le meurtre de Jessica et de mon aimé … … Même après 700 ans … J’ai toujours du mal à prononcer son nom.

Je change de plan. Je ne veux plus rentrer. Je n’ai plus de « chez-moi » … Je préfère disparaître. Alors je prends des armes, et je m’entraîne, tout en courant les routes. Mon amie, Blackberry, maîtrise la magie du métal … Je lui demande de forger, durant mon absence, une paire de katanas un peu sur mesure. Des lames qui ne se briseront pas tant que j’aurais la volonté de vivre … Elle me prend au mot, et je les reçoit pour mes 25 ans. Je les renomme Zen et Zen … A cette période, je suis déjà une chasseuse de tête plutôt douée … C’est lors d’une de mes « missions » que je retrouve un des anciens tuteurs de ma petite sœur. Ce dernier, après une discussion étrange, m’avoue qu’il avait pris congé de notre maison car il craignait les capacités psychiques de sacrieur … Et sa télépathie. Ce n’est pas grand-chose … mais ça me suffit subitement à tout comprendre.

Pour mes 27 ans, je retourne chez mon père. Il déjeune avec sa femme, sa fille, son nouveau beau-fils … J’assomme plusieurs gardes et mon nouveau beau-frère sans le moindre mal, et bloque Sacrieur dans un coin de la pièce. Elle se débat un peu, chiale … Puis vide son sac. Elle avoue avoir infiltré l’esprit de mon amoureux pour qu’il se suicide devant Jessica … Et m’avoir manipulé moi pour que je la désigne comme coupable. Et comme entre moi et Jess, ça l’arrangeait si c’était moi qui gagnait … Elle a poussé mes pulsions jusqu’à leurs limites. Jusqu’à ce que j’en oublie que j’étais enceinte, et que je me batte telle une furie, peu importe le prix … Et le prix, il suffisait de me regarder pour le deviner. Je lui ai alors demandé d’user de ses dons de télépathie sur moi, et de « fouiller dans ma tête » … Avoir fait des études de magie entraîne l’esprit à des exercices particulièrement subtils, même si la plupart ne servent pas à grand-chose. Mais ici, c’est grâce à cela que j’ai réussi à la plonger dans un rêve … Ou plutôt, dans un cauchemar qui, de son point de vue, durerait 1000 ans. 1000 ans de souffrance … à peu près ce que j’ai devant moi, en somme. Bien sûr, 1000 ans, c’est la durée dans le rêve : dans la réalité, il s’écoulerait un temps 15 fois moindre … durant lequel elle ne serait qu’une folle, incapable de prendre soin d’elle-même, et perpétuellement en crise de panique.

Je quitte la maison ce jour-là avec un sentiment de satisfaction poignant, qui me dure quelques mois … Avant que mon ressenti ne se tourne vers la personne qui a éduqué ma petite sœur pour en faire ce qu’elle est. Mon père. Je retrouve un de ses amis de jeunesse, un des mercenaires du début de l’histoire … Il me forme, pendant un an ou deux. Et il m’apprend tout sur mon paternel, en même temps … Lorsque je me pense prête, je le tue … Puis retourne au manoir le soir de mes 30 ans. Là, j’y croise le reste du groupe de mercenaires, qui étaient là pour une célébration quelconque … Je les tue presque tous également. Et lorsque j’affronte mon père, je lui coupe les deux bras … Mais quelque chose m’empêche de lui porter le coup final. Je finis par disparaître … Et par me demander. Qui haïr, désormais ? Là, il me faut un peu plus de temps pour trouver la réponse … « le monde entier ». Tout, tous et toutes. En voyageant, je m’instruis énormément, afin que mon esprit et ma culture soient des armes au même titre que mes griffes et crocs. La suite de l’histoire est … Longue, donc … Je ne vais indiquer que les gros changements. Aux alentours d’un siècle d’existence, je déclenche une guerre. Je fais de nombreux champs de bataille, presque « juste » pour me battre … J’y acquiers une certaine réputation. Mais lorsqu’une de mes camarades frôle réellement la mort, un siècle plus tard … Je raccroche cette forme de mercenariat, et disparaît pendant presque 20 ans. Une idée saugrenue me vient … Et au lieu de rester guerrière, je m’engage plutôt dans la mafia.

J’y obtiens sans efforts le rôle d’une assassin, pendant là aussi environs un siècle … Mais mes méthodes « particulières » et mes tendances violentes m’attirent les foudres de mes supérieurs. Et lorsque trop de tension s’est installée … Je mets le feu aux poudres, et j’entre en guerre contre la mafia entière. Elle tente de me tuer. Je la tue progressivement. Démanteler une organisation criminelle couvrant tout un continent, ce n’est pas facile … Mais je suis douée. Il me faut entre 10 et 20 ans pour tuer assez de mondes chez eux pour leur faire réellement comprendre leur erreur. Trop tard : j’incendie le manoir de l’homme qui contrôlait le détachement de mon pays de naissance … Avec lui dedans. Vous pensez que les mafieux pourraient s’arrêter là ? Tsss … Les détachements d’autres pays reconstruisent ce que j’ai détruit, et mettent une prime encore plus grosse sur ma tête « dans le milieu ». Je cesse progressivement de vivre au grand jour … et disparaît. Mais même en étant nomade et plus ou moins sans foyer, je reste qui je suis … Je bois … Je me bats … Je tue, parfois. Des fois, pour de l’argent. Des fois, pour mon plaisir. Mais un soir, où j’ai un peu trop bu et où je cherche des crosses à d’autres guerriers … Mes katanas se brisent. « Aussi longtemps que tu auras la volonté de vivre », m’avait dit Black’. A vrai dire, le choc émotionnel a failli me coûter la vie justement … passé cet incident, je retourne justement chez elle. Mon état la contrarie tant qu’elle m’offre l’hospitalité pendant quelques mois … puis, un matin, je prends les poignées de mes sabres brisés, et repars avec. Je lui laisse les lames, et un mot pour lui dire d’en prendre soin …Qui sait. Peut-être que les reforger sera un jour possible.


Je me rends à un monastère, dans les montagnes … Ils ne me jugent ni par mon apparence, ni par mon passé, qu’ils ne me demandent pas. J’entre dans les ordres … 1 … 2 siècles passent. Je réalise dans cette quiétude que la colère qui me permettait de passer outre le deuil s’est tarie … Et qu’elle a été remplacée par la tristesse. Je tente de la canaliser, de l’empêcher de me priver de mon énergie … Mais c’est dur … Pourtant, la vie que je menais là-bas était saine … Je m’entraînais, régulièrement. J’apprenais un autre style d’arts martiaux, à un rythme plus doux. Et petit à petit, je trouvais ce qu’on appelle probablement la « paix intérieure ». Je ne mentirais pas : certains jours étaient péniblement longs. Au début, la méditation était une corvée, les repas étaient tous sans goûts, et je devais parfois me retenir de ne pas tabasser un adversaire à mort lors de nos duels amicaux … Mais progressivement, j’ai compris comment faire passer l’esprit avant le corps. J’ai appris a simplement savourer le plaisir d’un estomac qui se remplit, plutôt que de me focaliser sur le goût. Et à terme … Lorsque chacun de tes adversaires, suite à ton combat, te félicite que tu gagnes ou que tu perdes … Progressivement, j’ai fini par percuter que le seul réel ennemi que j’avais à cette époque, c’était probablement mon caractère.

Je ne sais pas si j’aurais pu passer 600 ans dans cet endroit. Le moine qui était à sa tête avait un âge proche de cette valeur, et pour être honnête même après plusieurs décennies je le trouvais toujours un peu barbant. Mais je savais qu’avant de retourner à l’extérieur, il me manquait encore quelque chose, que je trouverais sans doute … Ou que j’aurais trouvé, si j’en avais eu l’occasion. Non loin du bicentenaire de mon arrivée, une secte a attaqué le temple. Des fous vénérant les démons et autres. Pour la première fois depuis bien longtemps, je sentis ma vie être menacée. Pour la première fois depuis bien longtemps, je faisais à nouveau couler le sang. Je ne sais pas combien de cultistes je massacrais ce jour-là, mais lorsque les clameurs du combat retombèrent enfin, mes tatouages étaient invisibles, cachés par le sang … Et les éclats de rire sporadiques qui me prenaient ne se calmèrent que des jours plus tard. Le temple en lui-même ne survécut pas : il avait été brûlé jusqu’à ses fondations … Les moines survivants proposèrent le plus naturellement du monde de le rebâtir, plus beau et plus solide encore : je restais avec eux quelques jours … Mais un soir, je partis sans dire au-revoir. J’avais goûté le sang à nouveau. Et ce dernier m’avait fait réaliser que ces deux siècles n’avaient pas changé ma nature profonde …Celle d’une tueuse. Celle d’une prédatrice. Celle d’une créature qui ne saurait se satisfaire qu’en infligeant la souffrance autour d’elle. Mon exil m’avait permis de me ressourcer … Avais-je retrouvé la volonté de vivre ? Je ne saurais le dire. Mais je n’avais plus le désir profond de me laisser mourir …

J’ai écoulé les années suivantes en parcourant le continent, libre comme l’air, plus hors-la-loi que jamais, vivant comme je l’entendais. Sans attaches, sans foyer … Mais pas sans joie ou instincts charnels assouvis. Il y a environ 50 ans, j’ai rencontré une sorcière …Elle est mignonne, joueuse … Folle et brisée à l’intérieur, aussi. Comme moi. Ça a été le coup de foudre entre nous … Nous ne « vivons » pas exactement ensemble, mais nous passons beaucoup de temps l’une avec l’autre … Tout comme nous pouvons parfois nous séparer quelques temps, histoire de chacune savourer seule le goût de notre folie. Pas grand-chose de plus à dire, je pense … J’ai environs 760 ans, désormais.

Et je pense également que si nous sommes 6 à porter le nom « Haïzen », il faudrait peut-être faire des distinctions … Vous pouvez m’appeler dragonne si vous avez envie de rester génériques … Sinon … « la lame brisée » sonne bien, pour moi.




Le riffleur



Qui je suis. Bah. Ça importe vraiment ?

Je suis le héros d’une de ces stupides épopées, né dans des conditions tragiques, mais protégé par le seigneur et guidé sur « le bon chemin » pour finalement trouver la rédemption à ses péchés, ou quelque chose d’idiot du genre … C’est un ramassis de connerie, ce que je viens de dire. Enfin, pas de l’extérieur, je crois … Mais de mon point de vue ? Psssss, n’importe quoi. Je suis un chant grégorien au cours duquel le chœur se fait égorger. Je suis la mélodie que jouerait un violoniste en se servant d’une scie comme archet, et d’un os comme violon. Je suis l’écho d’un millier de cris de souffrance … Que j’ai moi-même causé.

Pour parler du monde d’où je viens … Il s’appelle Feleth. C’est un endroit plutôt sympathique … La réalité est divisée en trois plans, même si la plupart ne sont au courant que de celui « du milieu ». Le monde gris, Feleth … Là où vivent les hommes, les ogres, les orques, les vampires, et des centaines d’autres créatures plus ou moins gentilles. C’est un monde perpétuellement ravagé par la guerre, des sectes plus ou moins folles, des dirigeants politiques étranges et souvent corrompus, ou tout simplement des créatures sauvages capables de rôtir un village. A côté de ça, existent donc deux autre plan … Certaines religions les nomment « le paradis et l’enfer ». Les initiés comme moi appellent ça « chez les pédales » et « le vein ». L’un est calme, plat : rempli de plaines verdoyantes, d’une météo qui ne bouge pas d’un pli, et « d’ange » trop aveuglés par leur propre sacro-sainteté pour se rendre compte qu’ils sont, dans l’essence, exactement le même genre de créature que les démons, les êtres du vein … Et le vein, lui … Et bien, c’est un monde chaotique. Très chaotique. Le temps et l’espace ne s’y écoulent ou déroulent pas de la même façon partout. Les bâtiments naissent (littéralement) et disparaisse sans qu’on sache comment ni pourquoi, la géographie n’y a rien de fixe. Mais il y règne cette … Puissante énergie corruptrice. C’est dur à expliquer. Mais un être qui se rend dans le vein, ou qui frôle une des failles permettant d’y accéder, va automatiquement le sentir jusque dans ses tripes. De cette énergie émergent parfois, aléatoirement, des « démons. » Ils peuvent être puissants, faibles, gentils ou méchants … Sains d’esprit, ou fou. Mais après tout, vu la constante inconstance de l’endroit, est-ce vraiment une surprise de dire que ça change tout le temps ? Enfin, revenons au monde du milieu, ma terre d’origine.

Contrairement à toi Dragonne, Jessica n’était pas ma sœur, mais ma mère. Mon frère à moi s’appelle Dereck … Mais il était probablement aussi important pour moi que ta sœur pour toi. Lorsque je suis né, mon père n’était rien, et ma mère, morte en couche, était une prostituée. La base. Moi et mon « grand » frère d’une vingtaine de minute, nous avons donc grandis sans vraiment connaître beaucoup de faste, quand nous étions petits …Enfin, mon père n’était rien, mais ça restait un soldat, que son seigneur aimait bien. Du coup, lorsque lors d’une guerre entre le comté et celui du voisin, mon père a fini par buter le seigneur ennemi, notre seigneur lui a proposé la main de sa fille. Tout d’un coup, à nous la vie de château … Et une petite sœur, environs un an plus tard. Le reste de l’histoire … Nous grandissons tous les trois. Ma petite sœur nous considère, moi et mon frère, comme des pouilleux indignes de la succession de notre grand-père. Elle ne le dit très clairement qu’une seule fois dans sa vie, parce que je lui fais tout de suite comprendre mon avis sur le sujet en lui éclatant son assiette dans la gueule. Mais bon, détails … Je grandis avec des prédispositions pour devenir magicien, alors mon père m’oriente vers ça, vu que mon frère, lui, apprend à être seigneur à la place du seigneur. Lequel meurt, d’ailleurs. Il était vieux. Bref.

Même scénario : dans ma jeunesse, je rencontre une fille. Elle a un copain. Je défonce le copain, qui est également un copain à moi, et prends la fille. Sauf que … La guerre. A un moment, elle revient. Quand j’ai environs … 19 ans, quelqu’un empoisonne mon père. Mon frère prend la tête du fief, qui est subitement la cible de l’assaut de deux provinces voisines en même temps. Et si je dois dire quelque chose à propos de Dereck, c’est qu’il prend la responsabilité avec une aisance déconcertante, pour le gosse narcoleptique que c’était … enfin. Moi, par contre, je suis plus à ma place directement chez les soldats, et sur les champs de bataille … Et très rapidement, je deviens également un peu le bourreau du coin. J’exécute les prisonniers trop amochés pour survivre, entres autres. Je deviens violent, mauvais. Progressivement. La guerre continue. Des années. Je deviens un homme sans m’en rendre compte, même si je vois très bien que le regard des gens change autour de moi. De plus en plus, je fais peur, je mets mal à l’aise. Et plus c’est le cas, pire je deviens …

Et un soir, quand j’ai 23 ans, ma femme, enceinte, quitte le lit conjugal. Je la laisse faire : je me dis « bah, c’est rien ». Quelques secondes plus tard, j’entends son cri et celui de Dereck. Je descends : elle baigne dans son sang, un couteau dans le ventre. Dereck la tient dans ses bras. Progressivement, des gens arrivent. Des dizaines de gens. Mais moi, je n’arrive plus à penser. Je m’agenouille à côté d’elle, tente de dire quelque chose. Sans succès. Elle s’éteint avec un sourire. Je lève les yeux. Une pensée me dit subitement que c’est sa faute à lui. Je ne réfléchis pas plus … Et lui arrache la gorge aussi, devant tout le monde. Puis je me relève. Tout le monde me dévisage comme un monstre. J’ai presque envie de rire … Mais bon. « presque ». La seule à ne pas être sidérée … c’est ma petite sœur. Qui sourit, légèrement. Mais avant que quoi que ce soit de plus ne se produise, je suis téléporté.

La suite immédiate est un peu … Confuse. Après tout, je viens de perdre ma femme et son gosse, j’ai moi-même buté mon frère, j’ai le sentiment diffus mais particulièrement puissant que ma cadette en est à l’origine, et je viens tout juste de changer de dimension ! La joie. Je me trouve dans le vein, même si j’ignorais de quoi il s’agissait à l’époque, en face de ce qui se présente à moi comme « dieu ». Enfin. « Un dieu », pour être exacte. Un des dieux principaux des religions du monde gris : Solstice. Qui m’explique grosso-modo que ma peine a réussi à résonner jusqu’à lui, et qu’il désirait … M’offrir quelque chose, en échange d’un petit service. Il ne peut pas ramener ce que j’ai perdu, et avant même que je ne formule la question, non, personne ne le peut. Les nécromanciens ne feraient renaître que de pâles copies, des parodies infectes et infâmes … Non, je dois accepter la perte de mes êtres chers. Mais un homme désœuvré n’a pas grand-chose pour le visiter, sinon les fantômes de sa souffrance … Il veut me donner un but. Un but plus grandiose que ce que moi-même, je suis capable de percevoir. Il m’explique qu’il lui faudrait … du sang. Beaucoup de sang. Le plus possible, en fait. Et il voudrait que, en son nom, je le fasse couler. Voir que je le boive : pourquoi pas, après tout. Un individu normal aurait probablement directement refusé. Dans l’état où j’étais ? J’étais juste… Dubitatif sur son histoire d’être divin et tout le tintouin. Histoire de me « convaincre » … Il me désintègre sur place. Il capture l’essence même de mon âme, de sorte que son coup ne soit pas « fatale » … Et il me recréé un corps, sous mes … Enfin. Devant moi. Et il me réincarne dans cette nouvelle version de moi-même, plus puissante, plus douée en magie … Et modifiée pour être dotée de talents plus impressionnants encore.

Un peu abasourdi, je finis par accepter le pacte. Avec une sorte étrange de joie, même … Je précise qu’il avait fait en sorte que ma tristesse disparaisse temporairement, histoire que je ne sois pas un mur avec lequel traiter. Mais lorsqu’il laisse mes émotions libres à nouveau … ce n’est pas de la tristesse qui m’envahi. C’est une sorte de … Fébrilité. De rage. De joie. Quelque chose qui me fait trembler, qui me colle des sueurs froides. Quelque chose qui me donne hâte de remplir mon nouveau rôle, même si je ne suis guère plus croyant qu’auparavant : seule la tâche m’intéresse. Ce quelque chose qui m’habite … Il a un doux goût de folie, quand j’y pense. Il me renvoie dans mon monde après m’avoir expliqué quelques détails. Le voyage du retour paraît tellement plus long …

Lorsque j’arrive ? Je suis nu, couvert d’un liquide étrange. Je tombe devant un carrosse. Les gardes se jettent sur moi et veulent me mettre à mort, pendant que je suis une créature impie ou un hérétique. Je les massacre en quelques instants grâce à mes nouveaux pouvoirs. Puis, le passager du carrosse descend … Et dès que je le vois, je sais. Je sais qu’il est de la même nature que l’être qui m’a « offert un but », même s’il est probablement moins puissant. C’est le grand inquisiteur Krieg Cassaradis … Et aussitôt que son regard croise le miens, je sais qu’au fond, nous sommes de même nature. Pas homme ou démon … Prédateurs. Malades. Tueurs. Je lui fais un résumé brouillon de l’illumination que j’ai eu, et en rajoute une bonne couche sur « dieu », « son sauvetage », ma « mission ». Je lui demande de devenir bourreau à son service. Il accepte avec un amusement palpable.

Je ne saurais dire depuis combien de temps j’ai rejoint l’inquisition. Des jours … des mois … Plusieurs dizaines d’années, sûrement. Je ne prête plus attention à ce genre de détails. Je me contente de tuer des hérétiques … conduire des interrogatoires, ou des enquêtes pour le clergé … Répandre la parole d’un faux dieu, pour servir celui sous lequel j’officie. Je suis probablement plus hérétique encore que ceux que je fais brûler sur de hauts bûchers, lorsque j’y pense … Mais c’est tellement amusant.

Oh, et … Deux détails. Premièrement …J’ai … Disons, « pris sous mon aile » une paire de jumelles. Les pauvres étaient sûrement esclaves sexuelles ou quelque chose : je les ai dénichées avec les cordes vocales sectionnées. J’ai demandé à … « Solstice », même si je sais que ce n’est pas lui, de leur conférer des pouvoirs qui leur permettraient de faire des assistantes correctes, pour moi. La demande fut accordée. Et ensuite, pour Sacrieur … Je n’ai pas attendu bien longtemps pour me faire justice. Mais je n’ai pas vraiment pris la peine de la faire souffrir 1000 ans, ou de la tuer … Non, j’ai préféré … La faire kidnapper par des hommes de main peu recommandables. Ils s’acquittèrent de leur tâche avec brio. Et une fois ceci fait ? Je leur laissais ma sœur en pitance, comme une poupée de chaire sur laquelle ils pouvaient assouvir tous leurs sombres fantasmes sans trop de crainte, tant qu’ils ne la tuaient pas et ne la marquaient pas à vie. Quelques mois plus tard, je lui rendais visite, à son insu. Ce que je vis m’emplit d’une joie difficilement descriptible … L’expérience l’avait marqué outre mesure. Et malgré le temps écoulé, la souffrance se lisait toujours autant sur ses traits. J’avais équilibré les choses … J’avais fait de sa vie un enfer comparable à celui en lequel elle avait tourné la mienne.

Et un surnom … Bah. « Le bourreau » serait simple et efficace … Ou plutôt, un autre terme. C’est un peu un genre de patois, mais ça a le même sens … Moui … Appelez-moi « le riffleur ».




Sado-Maso



… Qui je suis ?
Je suis une histoire à la fois naïve, enfantine … Et pourtant bourrée de doubles sens et de sous-entendus plus que matures. Je suis une fille qui n’a jamais voulu écouter les ordres juste pour attirer l’attention de celui qui les donnait, mais qui n’a jamais réussi à l’obtenir par ce biais … Je suis une salope sans morale ni mœurs, qui prend et donne sans compter et sans trop y regarder. Je suis le sacrifice de mon propre sang … Je suis une chanson, jouée à la guitare autour d’un feu, un soir d’été … Mais dont le guitariste a du tuer trois personnes pour obtenir son instrument.

Et quand je suis née, je n’étais rien.
Pour vous la faire courte, ya environ 12 dieux sur ma planète. Des dieux tellement « importants » qu’ils ont chacun modelé 12 races à leurs images … ou bien était-ce 14 ? Enfin, c’est hors sujet … Lorsque mon histoire commence, il n’y en avait que 10. Voyons si je suis capable de les citer tous d’une traite … Iop, Cra, Xelor, Ecaflip, Enutrof, Eniripsa, Osamodas … Yavait aussi des bouffeurs de verdure avec la tête toujours couverte de plante, j’ai oublié. Les Feca … Les Sram. J’les ai tous. Yavait aussi des … Heum … « sous-races » qui vénéraient un dieux majeurs … Et d’autres qui avaient une déesse qui n’existait plus … enfin, bon, c’est vraiment compliqué et pas important.

De tous, les Iops sont à la fois les plus stupides, mais également les plus fiers guerriers. Verser le sang une fois par jour, pour un Iop, c’est signe de bonne santé qu’on vous dit, et pour un peu ce serait pas faux. Mon père était Iop. Et pas un petit : un grand guerrier, avec les muscles, la puissance dévastatrice, l’air blasé, l’armée et tout le tremblement. Ma jumelle, elle était comme mon père … Enfin, en plus jeune, en fille, et en narcoleptique, mais c’était sa fierté. Une fière guerrière, capable d’utiliser la quasi intégralité du panel de technique à la disposition de notre race …

Et moi, à côté de ça … J’étais la tête de pioche. Celle qui « ne faisait pas d’efforts, et du coup n’arrivait à rien ». Il ne disait pas ça pour être méchant, mais il ne se rendait pas compte … J’ai fait des efforts … J’ai cherché à être ce qu’il voulait … Mais là où les autres aimaient le combat, l’art, l’honneur … moi j’aimais juste le sang. Battre. Etre battue. La simple danse des corps, la poésie des chocs, la mélodie des os brisés … moi, c’était ça qui me faisait battre le cœur dans la poitrine. On finit par simplement considérer que je n’étais pas vraiment une guerrière d’exception malgré mes capacités, et me proposer de me réorienter … Pas vers quelque chose comme de la médecine : personne ne veut d’une infirmière ou doctoresse qui aime faire souffrir ses patients, et de toute manière, je n’étais définitivement pas prédisposée à ça. Non, on veut tout simplement qu’à défaut de pouvoir vivre comme une iop, je puisse au moins prier en son nom, entres autres … Devenir la doyenne d’un temple, quelque chose. Mais là encore, je fais ma tête de mule, je déçois. Je vis pour me battre. Et si je ne sais pas invoquer des épées, entrer en transe guerrière, ou jurer par mon dieu pour augmenter ma force ... Je cogne. Sans grâce, sans style. Mais avec violence. Je cogne plus fort que je ne déçois, et ce n’est pas rien. Et je suis la seule que ça fait rire comme une maniaque.

C’est à ce moment-là, ou pas loin après, qu’entre en scène quelqu’un que vous connaissez bien … Après tout. On a tous la même, ici ? Encore que … La mienne était peut-être un peu particulière. Oui, je veux bien parler de Sacrieur … Cette jeune rousse, aux yeux d’opale, à la peau un peu matte, à la beauté sauvage et à l’insupportable manie de poignarder les autres dans le dos. En particulier les membres de sa famille, bien sûr … enfin. Elle ne fait qu’empirer les choses. Elle n’est pas guerrière, elle tient trop de sa mère à elle pour ça. Mais en jeune noble manipulatrice et charmeuse, elle est bien plus redoutable … Même si ça prend difficilement avec moi et ma sœur, elle parvient lentement à berner mon père. Pas à le convaincre de se débarrasser de moi … Juste de … M’éloigner peut-être un peu plus. L’option ne déplaît réellement à personne, dans l’histoire.

Vous connaissez un peu la suite … comme pour toi, dragonnette. Tout à l’air déprimant, hostile … Et puis, quelque chose change. Ma jumelle et moi entrons dans la partie tardive de l’adolescence, celle qui se rapproche le plus de l’adulte. Et nous découvrons ce qui va avec. Il y a ce garçon, qui était déjà dans ma vie … Mais qui, par une suite d’évènement que je ne re-conterais pas, devient subitement si important. Il est jeune, vaillant … Il supporte les blagues de merde, mais encourage à en faire de meilleur parce qu’il m’en pense capable … Il me fait me sentir fière d’être moi, contrairement à … Disons, pas mal de monde. Il me permet d’être libre, de m’exprimer … Il me fait grimper aux rideaux comme personne, aussi. Peut-être un peu plus souvent que ce ne serait raisonnable …Et ce qui doit arriver arrive. Je me réveille un beau matin, pourtant encore jeune, mais déjà si peu innocente … et je suis grosse.

Le père me dit qu’il ne m’a jamais trouvé aussi radieuse … La belle-mère, que mon prince a permis à la fleur qui se trouvait en moi d’éclore, et de se révéler des milliers de fois plus belle que ce que tout le monde attendait. La jumelle, elle, a toujours su que j’avais peut-être un peeeeetit côté tendre, quelque part … mais elle ne se doutait pas qu’il pourrait presque devenir public. Enfin … Un bébé arrive, donc. Un mariage, aussi, histoire de faire les choses proprement. Il me demande ma main selon les règles, dans un contexte charmant, et je passe les jours suivants à nager dans le bonheur, à rigoler toute seule de joie ici et là.

Et puis … Arrive ce soir. Celui où l’ambiance n’est, étrangement, pas ce qu’elle devrait être. Celui où une cadette guide subtilement la conversation pour la changer en émeute … Et où l’amour de ma vie, lassé par ma conduite et celle de ma jumelle, quitte la table avec un soupire, en disant qu’il va « prendre l’air quelques minutes ». Ce n’est pas moi, enceinte d’un paquet de mois et d’un bébé, et en prime déjà particulièrement fatiguée, qui suis vraiment le plus en mesure d’aller le chercher : c’est ce que me dit ma cadette, lorsque je me lève après quelques secondes de silence. Ma jumelle s’en charge … Mais le cri qu’elle pousse, avant-même que je ne sache ce qu’il s’est passé dehors, me glace l’âme. Profondément. Je sens que quelque chose de merveilleux m’a été arraché avec plus de violence que ce que qui que ce soit pourrait supporter. Et pourtant, je sors tout de même. Et dehors … Et dehors, je le vois. Son propre couteau dans le ventre. Pâle comme un linge. Dans les bras de ma jumelle, couverte de son sang, et terrifiée parce qu’elle ne sait pas quoi faire.

Et moi non plus, je ne sais pas quoi faire. Lorsque je l’atteins, je parviens à discerner un sourire sur ses lèvres … Mais il s’éteint en quelques secondes, à peine. En plein milieux d’une phrase que je bégaie et pleure à moitié. En temps normal, j’aurais demandé à ma sœur de quoi il en retournait … Mais ça n’avait rien d’un moment « normal ».
Vous vous souvenez quand j’ai parlé de l’histoire des … 10, ou 12 dieux ? Et bien, la douzième n’est … Pas importante. Pandawa, pour que vous ayez son nom, n’était grosso-modo que la serveuse, qui a vu qu’on pouvait se hisser au rang divin, et qui l’a fait à son tour … Devenant ainsi la sainte patronne de tous les siroteurs de lait de bambou. Mais la 11ème … A pu devenir déesse aussi bien par un concours de circonstances que grâce à sa félonie. C’était une époque où les dieux, et les démons, mettaient encore en place pas mal de choses, si je puis utiliser le terme. Par exemple … Des protecteurs, pour chaque mois. Des gens surpuissants qui … Définissaient un peu plus que la météo il me semble, mais ça faisait partie de leurs fonctions.

J’ai oublié l’histoire précise, parce que ça ne me concernait que de très loin, que j’étais moi-même au milieu d’une crise personnelle assez importante, et aussi parce que je m’en fout. Mais en gros, un des protecteurs était un démon. Et … Il me semble que ce démon en question a tué et pris la place du mec protégeant mois suivant à celui qu’il protégeait déjà. Et ces deux-là étaient les gardiens du premier et dernier mois de l’année … Soit le cœur même de l’hiver. Et comme c’était un démon, et qu’il … tenait à marquer le coup, je suppose ? Et bien, l’hiver en question a été atroce, pour les mortels ... Une période de famine … Avec tout ce qui l’accompagne : les maladies, les pillages … La souffrance. Enormément de souffrance. Et la 11ème déesse du panthéon a pu obtenir le statut divin parce qu’elle a trouvé comment convertir la souffrance de ses suivants en force. Je suppose que c’est l’inconscient collectif qui lui a donné ses pouvoirs, à moins qu’elle n’ait été spéciale dès la naissance … Mais simplement avoir un nombre potentiellement gargantuesque de suivants n’est pas suffisant pour devenir dieu.

La douzième déesse est devenue celle de l’ivresse, et de la boisson … Je suppose que pour obtenir son statut, elle est parvenue à organiser chez les dieux un banquet, ou une fête prestigieuse, où l’alcool a tant et tant coulé à flot qu’elle a fini par « mériter » son ascension. Et pour la déesse de la souffrance ? C’est simple … Elle a manipulé mon amour pour qu’il se suicide … Elle m’a manipulé à mon tour pour me faire croire que ma jumelle était responsable … Et ce faisant … C’est moi qu’elle a sacrifié. Moi… Mon amour … Ma sœur, qui me ressemblait tant tout en étant si différente … Ma raison … Elle a converti toute ma souffrance en force. Et elle s’est servie de cette force pour officialiser son entrée au panthéon. Ou peut-être devenir une « simple » déesse mineur, que la ferveur de tous ses sujets a ensuite élevée … Je n’en sais rien.

Lorsque j’ai … Repris pied avec la réalité, quelques semaines plus tard, mon ventre était devenu complètement plat. J’étais malade comme une chienne. Blessée de partout. Vêtue de loques. J’étais couverte de tatouages, et mes pupilles étaient devenues blanches, comme celles de tous ceux de mon nouveau peuple … Mais ça, je ne l’ai appris que plus tard. J’ai erré, perdue que j’étais, dans une grande forêt quasi déserte … Et c’est en rencontrant un prédateur que j’ai compris ce que j’étais devenue. Une sacrieur. La première peut-être, à vrai dire … Une combattante capable d’utiliser son sang comme une arme. Je n’ai fait qu’une bouchée de la bestiole, bien sûr … Avant de la manger, et de me reposer. Puis, en un peu meilleur forme, j’ai trouvé un moyen de repérer où j’étais et de m’orienter … Et je suis revenue chez moi.

Mais les choses bougent, en quelques mois … En particulier quand vous les avez brisé. Mon père m’a demandé si j’avais tué ma jumelle … Je n’ai pas été capable de lui répondre que non. Je n’en savais rien. J’ai été chassée. Il m’a fallu plusieurs semaines pour apprendre la nouvelle … Ma sœur était devenue une divinité. Heh. Le plus pénible … C’est que durant les premières semaines, les gens … M’abordaient parfois en disant « oh, vous êtes une sacrieur ? ». Et à chaque fois, je devais me retenir de les éventrer.

Pour moi, tout ça date de … Pff. 5 ans ? Je ne dois pas en avoir bien loin de 28 … Et il n’y a pas grand-chose à rajouter. Je suis devenue mercenaire, ou chasseuse, selon là où il y avait des kamas à se faire. Je parcours un peu le monde, en cherchant de quoi me défouler ici et là … Je mène la belle vie. Enfin, selon mes standards : je bute, je vole, je cogne, je bois, je baise, je mange et je dors … Bien sûr, pas toujours dans cet ordre-là. D’ailleurs, j’étais en train de faire un mélange de plusieurs de ces activités à la fois lorsqu’on a étés … « transférés ».

Si on met vraiment en place cette histoire de surnoms … Vous n’avez qu’à m’appeler Sanguine, si ça vous chante ... Ou alors ... Ou alors, SM. Vous savez … Un peu comme dans BDSM. Sauf que soyons honnêtes … la partie « bondage » m’intéresse beaucoup moins que la suivante.






Dernière édition par Admin le Sam 24 Juin - 1:57, édité 9 fois
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Message par Admin le Mer 21 Juin - 23:09



Ceci est un test, ne faites pas attention


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Message par Admin le Jeu 22 Juin - 22:00



Histoires



Le Marchemort



Qui je suis …
Qui ai-je été. Un amoureux. Un idiot. Un fou. Un guerrier. Je n’ai pour moi que ma lame … Dans laquelle se trouve ma petite sœur. Je suis une complainte, trop longue et trop lente, ponctués de brefs passages trop agressifs. Une relique d’un autre âge, maintenue jusqu’ici par une force impie. Je suis un mort qui marche. Je suis un vivant dont le cœur ne bat pas. Je suis porteur d’un objet abominable … Mais toujours moins laid que moi.

Mon monde s’appelait Era Necrolia. Ma cité de naissance, Talassia, la sous-terraine capitale du royaume des brumes, patrie des elfes du même nom. Ma « grand-mère » avait trouvé, recueilli, et élevé mon père comme s’il était son propre enfant, alors qu’il n’en était rien. Elle était garde royale, à l’époque … Sa progéniture avait réussi à se hisser, le temps d’une guerre, jusqu’au grade de général … On l’avait fait comte lorsque la paix était revenue, et il s’était retrouvé dans un territoire pour lequel il était bien moins prêt que le combat … la politique. Pourtant, son intelligence lui avait permis de ne pas être écrasé par les égos débordants de son nouvel entourage, ni dévoré par les dents trop longues de certains de ses pairs. Il eut dans cet ordre deux jumeaux, une épouse, et une petiote … Mais les jumeaux étaient des bâtards. Hybrides d’humaine et d’elfe … Plus d’homme pour l’un, plus d’elfe pour l’autre. Dereck était plus humain que moi, mais dans une patrie elfique, là où cela aurait dû le condamner … il n’en fut rien.

J’ai passé mon enfance à étudier les arts, les lettres … le combat et la stratégie. Mon ancien général de père s’est improvisé professeur pour moi et mon jumeau, et je dois dire qu’il a fait du bon travail. J’ai grandis en prenant compagne … vous savez comment. A 20 ans, j’ai passé ce que l’on appelle le « rituel des brumes » … Une série de trois épreuves marquant le passage à l’âge adulte. Durant ces dernières, les fumerolles, les êtres qui donnent son nom à mon peuple, choisissent ceux dans les corps desquels elles passeront une petite partie de leur existence … Mais il arrive qu’elles ne jouent avec ceux qu’on leur envoie, de manière bien cruelle. La première épreuve consiste à traverser des galeries et tunnels sombres et emplis de spectres, vers la surface. Il faut également parvenir à extraire un cristal bien particulier, qui sert pour la suite de l’épreuve. J’ai pendant cette épreuve tué plusieurs de mes camarades qui voulaient mon cristal … sans le moindre remord. La seconde épreuve consistait à survivre, enfermé durant des jours dans un immense bâtiment avec les autres concurrents. Ceux dont le cristal disparait avant la fin de l’épreuve sont éliminés. Qu’il s’agisse de moi ou de mon frère, qui était plus là grâce à un pot-de-vin que parce qu’il avait vécu comme un elfe toute sa vie, personne ne nous a cherché d’ennuis. Du moins, plus après qu’à nous deux, nous ayons passé à tabac une bande entière qui voulait nous disqualifier devant tout le monde. La troisième et dernière épreuve consistait à se mesurer aux brumes, elles-mêmes … Mais leur magie fut au-delà de mes capacités.

Les fumerolles nous entraînent dans leur plan … Un endroit étrange, rempli de brouillard et de magie. Le temps lui-même ne s’y écoule pas normalement, et il est parfois possible d’y entrevoir son passé … ou son avenir. Le prétendant au titre d’elfe de brume doit y poursuivre sa fumerolle, un être … non, une entité de magie pure qu’il capture grâce à son cristal. Elle peut s’offrir à lui, lui imposer une énigme, un combat … Mais la mienne ne m’a offert que des visions. Une petite sœur, qui devait être un peu plus vielle que moi au moment du rituel, en transe. Une chambre, que je ne connaissais pas, plongée dans une nuit dont je doutais de l’avoir déjà vécu … Et soudainement, elle s’éveillait. Jubilait. Puis semblait se calmer … Elle allait voir quelque chose à la fenêtre. Puis disparu par la porte de la chambre, cédant la place à une autre vision, autrement plus terrifiante. Une liche, rien de moins, se tenant au-dessus d’un bassin immense ... Ce dernier était trop sombre et trop rouge pour être rempli d’eau. L’antique être maudis psalmodiait, concentré, le menton posé contre le torse, ses doigts décharnés crispés dans une pose atypique. Ses formules, à chaque instant, faisaient vibrer l’air d’une onde néfaste, comme si le tissu de la réalité lui-même luttait pour ne pas se déchirer face à quelque chose d’aussi contre-nature … Puis, soudainement, sa langue claqua, et une violente onde de choc sembla balayer l’endroit. Du sang s’élevèrent d’innombrables volutes d’un genre de brume, qui se réunirent en l’air, à plusieurs mètres du sol … Se condensant, cherchant grossièrement à prendre forme humaine … Jusqu’à ce que finalement, les volutes n’aient toutes rejoint la masse étrange, qui parut réaliser l’aberration même de son existence, et poussa un hurlement déchirant. J’apprendrais bien plus tard que ce genre de spectre, né de plusieurs dizaines, voire centaines d’âmes mortes ensembles et dans la haine ou la peur, se dénomme « un esprit tourmenté ».

Mais quand je revenais à moi cependant, choqué par la vision terrifiante que j’avais eu, le rituel était terminé. Ma fumerole avait fui, emportant avec elle le secret du pouvoir qu’elle devait m’offrir … et mon statut officiel d’adulte avec elle. Un être ordinaire aurait été condamné à l’esclavage : mon paternel m’offrit plutôt de quitter la cité des brumes, et de vivre à la surface, où il n’était pas nécessaire d’avoir accomplis le rituel pour être considéré citoyen. Je pris une maison modeste mais correcte, depuis laquelle je commençais à pratiquer la médecine et l’herboristerie : ma compagne me rejoint peu de temps après. Je mis longtemps à cesser de chercher à décrypter le sens des visions qui m’avaient assailli, et plus d’une fois, elles revinrent hanter mes songes. Le fait qui me troublait probablement le plus était le fait que les fumeroles ne sont pas « juste » des brumes animées d’un peu de magie : il s’agit d’esprits anciens et bien différents des nôtres, pour qui « vertu » ou « tromperie » n’ont pas de sens. De plus, elles ne montrent, dans les occasions où elles le font, que des évènements faisant partie du passé ou du futur du sujet qu’elles confrontent … Pas celui d’un ou d’une autre. Pourquoi avais-je vue ma sœur, et que se passerait-il cette nuit-là ? Allais-je devenir cette liche, un jour ? Ces questions m’angoissaient plus que de raison.

La fameuse nuit de mes 23 ans survint, de la même manière que les vôtres. La mort de Cynthia, la rage folle dans laquelle cela me plongea, puis Derreck … Je me souviens, en émergeant de la transe dans laquelle j’avais combattu et commis le fratricide, que j’avais vu Sacrieur, prétendant être horrifiée de ce qu’elle voyait … Elle avait beau toujours avoir été douée pour la comédie, je savais qu’elle faisait semblant. Et de plus … Je la reconnaissais enfin. Je n’avais pratiquement jamais eu l’occasion de la voir dans ses vêtements pour dormir, pas plus que je ne me doutais qu’elle changeait sa coiffure au moment du couché … Mais je la reconnus. Trait pour trait similaire à ce que j’avais vu lors de mon rituel de brume. Mais cela, je ne le réalisais que plus tard … car sur l’instant, je perdis la raison. Je ne reprenais concrètement conscience que des semaines, peut-être mois plus tard … blessé, malade. Affamé. Mais pourtant débordant d’une vigueur, d’une vitalité nouvelle, que le carcan dans lequel j’avais grandis ne m’avait jamais permis d’appréhender. J’ai le sentiment qu’il me fallut une période extrêmement longue pour que mon esprit accepte ce que j’avais fait. Accepte de comprendre ce qu’il s’était passé. Pendant quelques temps, je parcouru les routes … Passer de médecin à chasseur de prime était un étrange virage à prendre, mais à moi, il semblait naturel. J’avais de toute façon été bien trop bouleversé pour pouvoir encore tenter de faire le « bien » autour de moi …

J’appris que ma sœur s’en était retournée à la capitale elfique, où elle se terrait, hors de ma portée. Bien sûr, la première année, je prévoyais ma vengeance … Je ne savais quand ni comment, mais je la retrouverais … mais bientôt, mon cœur réalisa que ma peine était plus grande que ma furie. Je n’étais pas un guerrier assez exceptionnel pour forcer le passage de la cité des brumes, et je manquais de savoir et d’expérience pour l’infiltrer avec aise. Et ma compagne, et Dereck … leur absence me laissait un vide, qui ne cherchait à se combler. Je n’étais plus entier, sans eux … Et si la colère peut faire prendre des décisions hâtives … Le désespoir peut être plus mauvais conseiller encore. Il s’écoula peut-être 4, 5 ans avant que je ne me tourne vers une solution dont la nature même me répugnait. A vrai dire, même le plus candide des enfants aurait pu dire que cette idée était profondément mauvaise, et qu’il fallait être fou pour accepter ne serait-ce que de l’envisager … Mais fou, ne l’étais-je pas déjà ? Dans ma douleur, j’entrevoyais le pire comme une potentielle issue à mes tourments … La nécromancie. Ramener l’âme de ceux qui m’étaient chers, ceux qui avaient injustement été tués. N’étant pas moi-même mage, je ne comptais point apprendre toute la discipline, avant de la mettre en œuvre : je préférais une option plus rapide … Demander la chose à un être déjà doté des capacités voulues.

Il faut savoir plusieurs choses à propos de mon monde … L’une d’elle est l’existence d’une secte, ancienne et maléfique, s’intitulant « les héritiers du crépuscule ». Dans des temps reculés, un groupe d’elfes de brume accomplirent un rituel étrange et malsain, au cours duquel ils sacrifièrent un grand nombre d’enfant, puis s’ôtèrent eux-mêmes la vie. Mais ce n’était que pour accéder à une autre forme d’existence … Un stade bâtard entre vie et trépas, dans lequel les chaires sèchent et pourrissent, alors pourtant que le cœur continue de battre, et l’âme, de vivre. On appelle ces êtres des Silak'naan, ou « sans âme » … Des liches. Tous appartenaient aux héritiers, dont le but était simple ... Servir Inordi, le démon de la ruine et de la corruption. Une autre chose à savoir est l’existence d’un « cycle » … Toute âme, une fois incarnée, vit sa vie … Une fois que la personne décède cependant, son chemin ne s’arrête pas là. Mortem, déesse du cycle et de la mort, l’accompagne jusqu’à sa grande cité noire … Où l’âme reste. Une nuit … une année … Un millénaire. Puis, l’âme s’incarne à nouveau, revenant au monde dans un nouveau corps pour devenir un tout autre être … ainsi en a-t-il toujours été sur Era Necrolia, et ainsi en sera-t-il probablement toujours … Sauf lorsque quelqu’un, ou quelque chose, brise le cycle. Et s’il est bien une tâche qu’Inordi et ses disciples sont talentueux à effectuer … C’est cela. Empêcher les âmes de quitter le monde après la mort. Les retenir prisonnières, par des enchantements, des maléfices. Tuer de manière contre nature, afin d’empêcher la réincarnation. Parfois même, créer une souffrance qui, seule, permet de piéger l’âme … Et ce que je voulais faire, ou plutôt faire faire, était peut-être encore pire. Je voulais qu’on rapatrie les âmes des miens de la cité noire.

Pour une raison qui m’échappe … Trouver une liche fut une tâche plus aisée que je ne l’aurais cru. Peut-être la magie d’Inordi, la corruption, m’affectait-elle déjà beaucoup, quand j’y songe. Il est à savoir que les maléfices du démon prennent mille formes, qui vont d’un simple sentiment que « quelque chose ne va pas » à la transformation de cadavres ou d’êtres vivants en créatures cauchemardesques … Et à certains endroits, sa magie est palpable, tant elle est intense … Pourtant, lorsque je me rendis dans un de ces endroits, rien ni personne ne m’attaqua. Sur le chemin peut-être, un goule, un squelette … un fantôme se joignirent à moi. Un scolopendre, curieux sûrement, se joint à mon périple dans la jungle … je marchais des jours, peut-être des semaines, sans disputer le moindre combat. Et au terme de ce qui aurait pu être une incroyablement longue balade en forêt, accompagné de mon cortège damné, je le trouvais … Le responsable même de la déchéance de la zone où je me situais. Mal’Ravhan était son nom, et si mes souvenirs sont corrects, il aimait à se faire appeler « le facétieux ». Non pas en raison d’un sens particulier de l’humour … Mais parce qu’il lui arrivait régulièrement d’expérimenter pour créer de nouvelles créatures du chaos … Et que le plus souvent, le principe de ces dernières partait presque d’une farce.

Il m’accorda son attention, écouta ma plainte, et ma requête. A ma plus grande surprise, il ne me rit pas au visage … Mais me demanda simplement ce que j’étais prêt à sacrifier pour revoir les miens. Ma réponse fut simple … « absolument tout ». La réponse, qui l’amusa sûrement, parue le satisfaire, car il me fit la promesse solennelle qu’en temps et en heure, mon vœux serait exaucé. Et en bonus … Il m’offrit même un outil qui, selon lui, serait à même de m’aider à me venger de ma sœur … en la condamnant à une éternité de souffrance. Il me confia une grande et lourde épée, dans la garde de laquelle brillait une étrange gemme blanche … Bien que fascinante, l’arme était peu maniable en raison de son poids et de sa taille. Lorsqu’il me la déposa dans les mains, le nécromant me demanda juste une chose … M’assurer, à tout prix, que la première personne que je tuerais de cette lame serait ma cadette. J’avouais être presque … déçu d’une telle issue, pour elle. C’était trop bref. Trop classique. Mais il m’assura avec un sourire dérangé qu’au contraire … La première victime de cette arme aurait un traitement « spécial ». Il ne m’en révéla pas plus, mais me fournit quelque équipement, une « voie de sortie » pour Talassia … Puis, à l’aide d’une magie que je ne connaissais pas, me téléporta directement dans la cité des brumes.

A noter, je suppose, qu’outre les kilomètres de roche qui la recouvrent, la cité des brumes est probablement en permanence protégée de puissants enchantements … Le fait que je n’étais à l’époque « pas trop » corrompu, ni moi, ni mon arme, ont probablement aidé à ce que je puisse ainsi rejoindre la capitale. Je retrouvai en peu de temps le manoir familial … qui n’avait guère changé. Les gardes, qui me reconnurent, tentèrent de m’arrêter. Je les assommais en peu de temps, sans même avoir à m’aider de mon espadon. Lorsque je trouvais enfin ma cadette, cette dernière, son époux, mon paternel et ma belle-mère étaient à tables. Je balayais son époux avec juste ce qu’il fallait de brutalité pour le laisser paralysé lorsqu’il se jeta sur moi. Mon père, désarmé, ne fit pas la même erreur, et me laissa tout simplement pointer mon épée vers ma frangine … et lui faire avouer. Elle tenta de mentir, de se défiler … Un instant seulement. Croyant en une once de pitié que je n’avais pas, elle déballa subitement tout. Elle avait voulu m’écarter. Elle avait manipulé ma femme et moi par la magie. Elle voulait juste être l’héritière … Ses larmes ne firent qu’attiser ma haine. Lorsqu’elle eut fini de tout avouer, il s’écoula un long moment durant lequel un silence pesant permit à chacun de méditer sur ce qu’elle venait d’avouer … Puis, père déclara qu’elle serait jugée pour les crimes qu’elle avait commis. A cela, je répondis que je l’avais déjà jugé il y a bien longtemps de cela … Puis l’empalait, en guise de verdict.

Il se produisit alors une chose des plus étranges … Plutôt que de simplement succomber, je vis ma cadette cracher du sang, pleurer encore plus, et tenir la lame comme si elle cherchait à la retirer de son abdomen … Mais très vite, elle se …Dédoubla. Une sorte de réplique fantomatique d’elle-même sortit de son corps … Avant d’être aspirée vers le joyau au cœur de la garde de mon épée, telles certaines vapeurs peuvent l’être par une créature en train d’inspirer. Le phénomène sembla affecter le joyau également d’ailleurs, puisque ce dernier tourna au vermillon dans les secondes qui suivirent. J’étais si fasciné par ce que je voyais que je ne remarquais mon père que lorsque ce dernier eut fini de m’enfoncer une épée dans le bras et le torse. Je le repoussais maladroitement, et pris aussitôt la fuite … Et malgré la satisfaction de ma vengeance, je me pensais perdu.

A l’extérieur, bien sûr, l’alerte n’avait pas été donnée … Mais un homme couvert de sang, portant une épée elle aussi rougie, pour un garde, c’est une personne à qui il faut poser quelques questions. Et si l’individu ne s’arrête pas, il faut l’arrêter de force … Blessé comme je l’étais, je me voyais mal combattre. Pourtant, je parvint à envoyer mon épée dans le torse du premier ennemi que je croisais … Et le sang qui sortit de sa plaie, plutôt que de simplement gicler, se redirigea en l’air vers ma propre blessure, et guérit mon bras. Le second homme que j’éventrais me planta sa pique dans la jambe, mais son sang vint refermer la déchirure que j’avais sur le torse. En tout, je tuais … peut-être une quarantaine de personne ce jour-là, et parvint à fuir la capitale. Lorsqu’enfin, exténué, je me posais au pied d’un arbre, ayant subi cents blessures et en ayant rendu autant, j’étais « indemne », malgré mon équipement délabré.

Mal’Ravhan fut particulièrement satisfait de me voir revenir à lui, et encore plus du récit que je lui fis. Par le biais d’un grand discours fort ennuyeux, il m’expliqua qu’il cherchait un « homme de confiance » capable de combattre au côté de ses armées, lors de certains évènements où lui-même ne pourrait se rendre. Il m’entretint également à propos de ma lame, ou comme il l’appelait, mon « Draak'nor », ou dévore-cœur. Ce dernier, loin d’être une simple lame, aspirait littéralement l’énergie vitale de ceux que je blessais ou tuais afin de me la restituer … Et cette énergie n’était pas « juste » infusée dans mon corps : l’âme de ma cadette, emprisonnée dans le cristal se trouvant sur la garde de l’épée, choisissait où la transmettre en priorité, pour soigner une plaie ou une autre. Elle « vivait » toujours … enfermée dans l’épée, incapable de bouger par elle-même ou s’exprimer, et condamnée pour l’éternité à assister à mes massacres … à sentir la souffrance de ceux que je tuerais pour la transformer, et guérir la mienne. Avec le temps et la pratique, peut-être parviendrais-je même à communiquer avec elle … Lorsque je soulevais la question de mes proches, la liche la balaya d’un revers de main. « En temps voulu, toutes les promesses seront remplies … Mais je t’ai déjà aidé à prendre ta revanche sur ta sœur … Peut-être pourrais-tu songer à m’aider en retour, non ? »

Par manque de choix, et aussi car j’avais besoin de me noyer dans quelque chose, j’acceptais d’attendre … et de tuer en son nom. Les premiers temps, bien sûr, mes « missions » ne furent pas très palpitantes … mais le temps et le Draak’nor aidant, je prouvais rapidement être capable de bien plus que simplement récupérer des informations ou massacrer une bande d’éclaireurs. Rapidement, les morts-vivants de Mal’Ravhan me virent à leur tête lorsqu’ils attaquaient des convois marchands d’importance, ou des villages de plus en plus grand. La liche me confia également à plusieurs reprises la tâche de tuer, pour lui, des créatures sauvages gigantesque, telles des orgres ou de petits géants, afin qu’il puisse ranimer leurs cadavres encore frais, et les ajouter à sa « collection ». Tous n’étaient pas forcément changés en guerriers … Mais je ne m’attardais pas bien longtemps sur les « expériences » du nécromant.

Des dizaines d’années s’écoulèrent ainsi, durant lesquelles je plongeais ma lame dans plus de corps que je n’aurais su en compter. Je parvins avec une certaine aisance à établir le contact entre moi et Sacrieur … et l’état dans lequel se trouvait cette dernière me ravi plus que je n’aurais pu imaginer. Elle était terrifiée par ce que j’étais devenu. Terrifiée de ce que je faisais. Terrifié de la souffrance qu’elle recevait, et du fait qu’elle était forcée par l’arme à s’en servir pour me retirer mes blessures. Il m’arriva, en combat, de l’entendre appeler à l’aide … mais nous étions seuls. Seuls au milieu des morts. Je changeais, également. La régénération offerte par l’espadon n’était pas parfaite … Et si elle m’empêchait concrètement de vieillir, mon corps ne pouvait supporter qu’une certaine dose de cette magie corruptrice et contre-nature avant de céder. La magie d’Inordi ne faiblit jamais, en mon monde … Et elle vient toujours prendre ceux qu’accompagne le massacre. Sans l’intervention d’un ami de la liche, j’aurais fini par devenir une bête, sauvage et incontrôlable, dont le seul instinct aurait été celui de tuer tout et tous, sans faire de distinction. Ce fut un des amis de la liche qui me sauva de ma destinée, en faisant de moi un « hybride de corruption » : un être à mi-chemin, dans lequel la corruption était bien trop forte pour un individu normal, mais qui pourtant gardait toute sa tête … Et ce, jusqu’à la fin de ses jours. C’est à cette occasion que mes yeux blanchirent, et que ma peau se grava de marques noires qui la couvrent encore aujourd’hui.

Un jour, Mal’Ravhan me demanda de capturer la population entière d’un village de belle taille. A la tête de ses troupes, je massacrais une résistance plus que futile, avant de les conduire là où il le désirait ... Dans le cratère d’un volcan éteint, où la roche s’était soudée pour former une cuvette naturelle étrange. La liche, fort satisfaite de la grosse quantité de personne que je lui avais ramené, ordonna alors à un contingent de ses spectres de se saisir des gens, et de les égorger pour les vider de leur sang au-dessus du cratère, avant de balancer les corps ailleurs une fois ceci fait. S’il avait été moins puissant, et avait eu moins de revenants à sa botte, il aurait probablement fallu des heures … mais ici, dix minutes peut-être furent nécessaires pour saigner comme des porcs les 1200 têtes que j’avais apporté. Je regardais « l’expérience » avec le même détachement que les autres : j’avais vu tant de choses plus horribles encore ... Mais la liche se dirigea alors vers moi, et me parla.

Il m’expliqua que le cycle était quelque chose de puissant, capable de subsister sous bien des formes malgré des êtres tels que lui. Que les revenants, lorsque tués par des chasseurs de monstres, étaient « libérés » et partaient le rejoindre. Qu’il en allait de même pour les vampires que l’on brûlait, et que lui-même, s’il mourrait un jour, se réincarnerais sans doute. Il m’expliqua que les âmes, lorsqu’elles avaient corps et bien quitté notre monde, ne pouvaient plus l’y rejoindre que de façon « naturelle » … Et que de ce fait, mon souhait le plus cher n’avait jamais été qu’une farce. Jamais il n’avait pu, ni même voulu, ressusciter Dereck et Cynthia. Et alors qu’il disait ces derniers mots, il me planta un couteau dans le ventre, remontant pour venir chercher mon cœur … Et d’un geste brusque, il tourna le manche pour briser la lame, la laisser en moi, alors qu’il me poussait, et m’envoyait chuter dans le bassin de sang.

C’est une sensation étrange que d’avoir le cœur qui cesse de battre, et l’air chassé des poumons en même temps. Surtout en sachant que je me serais étranglé de rage rien qu’en restant là où j’étais. Je tentais bien sûr de retirer la lame de ma plaie, mais sans air dans les poumons, sans cœur battant, sans visibilité, et plongé dans tout ce sang … J’aurais dû mourir. Je pensais mourir, à vrai dire … Et alors que je sombrais, je réalisais que ce n’était peut-être pas si mal, en fait. J’avais l’impression que toute ma colère, toute ma haine … s’évaporait. Peut-être était-elle juste asphyxiée par la douleur. Peut-être étais-je vraiment en paix … J’avais massacré, durant des années, sans répit, dans quel but ? N’était-ce pas une fin appropriée ? La mort que je méritais … Si j’avais eu la moindre force restante, l’idée m’aurait presque fait sourire.


C’est alors que je l’entendis. Quelque part, dans un coin de ma tête. Une voix usée, fantomatique … La voix d’une âme qui avait comme tâche, pour pénitence, de guérir mon corps avec l’énergie de ceux que je tuais. Une voix fatiguée me demandant si « c’était tout ». Si j’avais réellement fait tout cela pour rien. Si je l’avais tué elle pour rien. Si j’avais vendu mon âme à une liche pour rien. Si j’avais mis de côté tout ce que j’étais, craché au visage de tout ce qui me définissait, et noyé mon corps et mon âme dans la corruption pour finir de cette façon. En d’autres termes … Si tout ce à quoi se résumait mon existence était destiné à ne rien signifier, au final. J’avais été le jouet d’une liche … Et j’acceptais qu’elle me jette, après qu’elle m’ait cassé ? Un instant, mon esprit voilé de douleur eu du mal à trouver un sens à ces paroles … Jusqu’à ce que la souffrance ne soit plus une excuse suffisante pour ne pas comprendre. Jusqu’à ce que ma fierté ne parvienne à se sentir insultée. Et jusqu’à ce que la rage ne fasse battre mon cœur, une nouvelle fois.

Je saisis le manche de mon dévore-cœur, et le dégaina avec difficulté. Presque aussitôt que la lame entra au contact du sang encore chaud, je la sentis effectuer le même travail que d’habitude … Me maintenir en vie. Je sentis mes chaires lutter, chercher à repousser le couteau tordu et rouillé qui les maltraitait de l’intérieur. Nul air ne s’infiltra dans mes poumons, et pourtant, quelque chose s’injecta directement dans mes veines, et la sensation de suffoquer s’atténua. Et plus les secondes passaient, plus ces deux phénomènes allaient crescendo … Jusqu’à ce que je ne touche le fond du bassin. Me remettant dans le bon sens, j’exerçais alors une poussée formidable avec les jambes, et bondissait avec assez de puissance pour non seulement sortir du liquide écarlate, mais également parvenir à atterrir sur le bord du cratère dans lequel il était constitué. La première action que je fis, avant même de respirer, fut de saisir l’embout de la lame dans mon torse, qui ressortait désormais plus clairement, et de l’arracher d’un coup sec. L’arme viciée était prévue pour causer plus de plaies en ressortant qu’en rentrant, mais je n’en avais cure : elles furent soignée presque aussitôt par mon épée. Me tournant vers la liche, puis le bassin, je le reconnus enfin, de la seconde vision que j’avais eu étant jeune … L’esprit tourmenté. Né de centaines d’âmes consumées dans la douleur, ce dernier était gigantesque, et pulsait, écarlate, comme un cœur … Mal’Rahvan avait terminé ses incantations, et avait soumis la créature à son bon vouloir. Peut-être fut-ce en croisant mon regard qu’il réalisa qu’il n’en avait jamais fait de même pour moi.

Le Draak’nor n’avait pas réellement été inventé pour siphonner, lorsqu’il les traversait, l’énergie qui permettait aux fantômes de se maintenir dans la réalité. Pourtant, c’est avec une aisance déconcertante que je tuais les spectres que la liche m’envoyait. Elle voulut alors déchaîner sa toute nouvelle création sur moi … Mais l’esprit tourmenté aussi apprit bien vite à ses dépens que j’étais un monstre plus redoutable que lui encore. A chaque fois que je le frappais, je sentais la haine que m’avait probablement arraché la liche revenir en moi, me remplir un peu plus. Ce poison, brûlant, qui bouillait dans mes veines, tétanisait mes muscles et m’était injecté dans tout le corps par mon cœur battant … J’avais tué un nombre incroyable de vivants. Ce jour-là, je commençais enfin à équilibrer la balance avec ceux qui étaient déjà morts. Je ne me souviens pas de si, dans ma folie de furie, je tuais la liche : je sais en tout cas ne jamais l’avoir recroisé par la suite. La colère, dit-on, est une énergie qui n’alimente que peu de temps … A cela je répondrais : cela dépend de son intensité. Car si je retrouvais clairement mes esprits quelques jours plus tard environs, j’étais loin de m’être calmé … à quelques kilomètres de l’endroit où je me trouvais, à l’est, une bataille avait lieu. Je ne réfléchis pas bien longtemps avant de la rejoindre, de m’y jeter … Et de massacrer sans distinction et sans préavis tous ceux que j’y croisais.

Depuis ce jour, affranchis de mes anciennes contraintes, je cherche. J’ai souvent, parfois pendant plusieurs dizaines d’années, perdu de vue quoi … Mais cela finit toujours par me revenir. Je cherche un ennemi. Je cherche un être capable d’autant de haine que moi … Et doté d’autant de puissance. Je cherche un adversaire capable de m’offrir la mort. Je cherche quelqu’un qui aura ce qu’il faut pour me faire payer les dizaines de milliers de personnes que j’ai eu l’occasion de passer par le fil de ma lame. La prise du temps sur mon corps est erratique, brisée par le dévoreur … Mon enveloppe, maintenu par la corruption et la magie noire, n’a plus rien de commun avec celle d’un être normal. Et pourtant … Parcourant les champs de bataille … provoquant ceux qui auraient une chance, laissant un chemin jusqu’à moi … Je traque celui qui m’abattra. Mais pour l’heure … Je n’ai peut-être pas encore assez bien cherché. Ou bien cet être n’existe pas. Et pourtant … J’existe désormais depuis près de 7000 ans.

Pour des raisons logiques, « le zombie » n’est pas vraiment un terme que j’apprécie … Bah, autant reprendre les anciennes dénominations. Appelez-moi le Marchemort.






Le fossoyeur



… Qui je suis ?
Je ne suis même pas sûr de le savoir réellement. J’aimerais pouvoir affirmer que je dis vrai, hein … Mais bon, j’suppose qu’on sait tous à quel point ça va bien ensemble, un trauma sévère et la mémoire … Mes souvenirs sont un bordel inclassifiable rempli d’erreurs, de paradoxes, de souffrance et de cadavres. Le tout diffusé de manière changeante sur une télé qui déconne, à 2heures du matin, pendant un orage … J’me comprends pour la dernière partie.

Chez moi, déjà, c’est longtemps… Très longtemps après chez vous. Pour vous faire un dessin, dans tout ce que j’ai entendu, vous êtes au « moyen âge » ou un truc s’en approchant : combats à l’épée, pas de machines à vapeur, de moteurs à explosions, de nucléaire et autres … Moi, je viens du futur. De si loin dans le futur qu’on sait comment rejoindre les étoiles, et les planètes qui tournent autour. Comme la terre, certaines sont habitées. D’autres pas. Alors on débarque, on fait des « colonies », et maintenant … Et bien, ce n’est plus sur un continent ou pour une région qu’on se fait la guerre …C’est dans un système solaire, pour une poignée d’astres, et que sais-je encore. Je peux même plus parler de « mon monde », mais plutôt de « ma galaxie », rendu à ce point. He he … je trouve ça plutôt chouette. On a des hommes, mais aussi des elfes, qu’on appelle Eldar, des sangheilis, des orcs … bon, je vais pas faire la liste : imaginez juste un paquet de créatures plus ou moins proches ou différentes des hommes, qui viennent d’autres planètes. Le tout se déplaçant via une dimension alternative afin de franchir des distances considérables en un battement de cil, dans des frégates spatiales faisant parfois des centaines de kilomètres de long … Le tout, avec plusieurs grandes factions dirigeant à distance des dizaines, voire centaines de planètes, sur chacune desquels se trouvent jusqu’à parfois plusieurs milliards d’individus. Le tout avec en toile de fond une très ancienne race, depuis peut-être 100 000 ans disparue, qui a laissé pleins d’objets technologiquement surpuissants ici et là … Enfin, technologiques, ou « magiques », vu que certains ont des pouvoirs psychiques plus ou moins cool dans le lot. Ouais, c’est un joyeux bordel. Et devinez quoi … tout ce beau monde se fait la guerre.

Pas toujours officiellement, et presque jamais de façon très propre, hin hin hin … Plutôt du genre « et si je faisais en sorte que cette flotte, au lieu d’arriver à destination, ne ressorte de son « saut » dans un trou noir » …« et si je répandais un virus transformant les gens en zombies sur cette planète » … « et si je réduisant la population de ce monde en esclavage et que je prenais le cailloux parce qu’il dispose de ressources énergétiques rares ». Parfois, ici et là, une escarmouche entre deux camps pour récupérer un artefact plurimillénaire venant de la civilisation éteinte… Et le plus souvent, si ça se passait sur une planète habitée et que les autochtones étaient pas d’accord, on leur « signifiait la prise en compte de leur avis » à coup de blasters dans la gueule. Surtout si c’était des types bien reculés qui avaient encore que des épées et 3 pauvres sagaies dans le dos. Bref : c’était une sacrée galaxie d’enfoirés, et pour être honnête, j’y étais même pas le type le plus méchant qu’on puisse croiser. Enfin, dans la vie privée.

J’suis né ni comte, ni même noble … Parce que là d’où je viens, la « noblesse » a disparu : tant la classification hiérarchique que le comportement, ou peu s’en faut dans le second cas. Pour ce qui est de mes origines plus précisément, je suis né …Quelque part dans la banlieue des colonies que possédait la terre, grosso-modo. Banlieue lointaine hein, pas le chic coin des résidences confortable et tout, plutôt la zone défavorisée avec les voitures qui brûlent et les jeunes en difficulté. Bon, j’étais pas à ce point dans la mouise, mais pour situer le fait que ma planète était pas vraiment le nec plus ultra. ‘Fin bref, je né, je grandis en bon petit surdoué avec un jumeau narcoleptique, je croise une jolie fille à l‘école, je défonce publiquement son mec après qu’elle soit tombée amoureuse de moi et réciproquement, le classique. Je grandis, je fais mes études, obtiens des diplômes. Même pas sorti de l’école, déjà une proposition de taff’ qui me cueille. Ça m’intéresse, je marche : en à peine 23 ans, je suis marié, j’ai un logement, un boulot stable et intéressant, un enfant à venir, une famille qui vient parfois déjeuner le dimanche … Et un avenir.

Là où ça foire, c’est quand mon collègue, qui ne vit que pour son boulot, mais n’est clairement pas aussi doué que votre serviteur, pète une durite. D’habitude, quand vous bossez 60 heures par semaine et que vous en pouvez plus physiquement, vous vous prenez un congé maladie : quelques semaines de vacances histoire de souffler. Lui, il prend un fusil à pompe, et tire dans le ventre de ma femme juste avant que je rentre du boulot. Du coup, je trouve le corps tout chaud. Je pète un câble aussi, et ça devient un peu flou. Quand je me réveille, j’ai brûlé mon immeuble, j’me suis visiblement battu à plusieurs reprises, en ville, et je fuis parce que j’ai été filmé, identifié, et que je suis traqué. Le collègue me retrouve quelque part en pleine campagne, inconscient. Il m’amène au labo. Et il se sert de moi comme cobaye pour faire avancer le projet plus vite. Le « projet », c’est un genre de minirobots traqueurs qui détectent et réparent toutes les anomalies qu’ils détectent dans le corps. Et lorsqu’il branche la machine … Et bien. J’étais déjà vivant avant. Mais là, je suis immortel. Et en guise de remerciement, je l’aide à terminer le projet … Mais à ma manière : je me libère, je le torture, je le garde en vie pendant un mois, et quand tout est bon, terminé, parfait, je lui offre une mort bien dégueulasse. J’en profite également pour faucher l’intelligence artificielle de ma boite, et la reprogrammer pour me faire un compagnon de route que je puisse mettre sur « muet » à loisir.

Partant de là, j’embrasse avec joie la clandestinité et prends l’habitude de faire brûler des trucs. Des criminels, surtout, histoire qu’on ne m’emmerde pas trop. J’utilise leur argent sale pour vivre, et je fais régner un climat de terreur qui rime avec « justice ». Je tiens à préciser que les robots, que j’appelle « nanites », me réparent avec tant d’efficacité que je ne vieillis plus. Au bout d’un siècle, j’en ai marre et je me casse de ma planète. Je passe par différentes phases : des fois, je m’amuse à faire de la science super évoluée dans mon coin, des fois je me tiens à carreau pendant des décennies, des fois je participe à des conflits, d’autres j’en déclenche … Je me constitue un équipement personnalisé redoutable, majoritairement géré par mon IA, qui s’incarne via plusieurs supports selon l’époque et le besoin. Je l’appelle « l’interface » … Un jouet plutôt cool. Bien sûr, même à l’époque dont je viens, les humains « immortels » n’existent pas, à part peut-être quelques projets gouvernementaux ultra secrets … Du coup, je ne reste jamais trop longtemps en place, et à chaque fois, j’efface l’entièreté de ma vie. Je me souviens en particulier d’une que j’avais vécu … J’avais eu une femme … Deux gosses. Je travaillais comme médecin indépendant, ma femme comme pharmacienne … On était heureux, tous les quatre … Mais un jour, j’ai réalisé que ce rêve s’écroulerait, tôt ou tard, autour de moi … Mais que je persisterais à exister. Alors plutôt que de laisser le temps me voler mon bonheur, je l’ai fait voler en éclats moi-même. Une bombe bien placée … Envolé, mon fils Marv’. Envolée, ma femme … Envolée, ma fille Skryr.

Dans les 20 dernières années, je m’étais trouvé un coin pas mal. Une compagnie de mercos appelée « les corbeaux tornades ». Les plus gros bouchers que j’ai jamais rencontré, qu’on a concentré dans une organisation atypique, mais mortellement efficace, et à qui on a filé des flingues et des couteaux. Et bordel, seul, j’étais une terreur, mais dans un groupe ? Le nirvana. Tout se passe bien, le boss m’a à la bonne … Et on a de ces clients ... bon, les dirigeants du dominion, la faction pour laquelle on bosse le plus, c'est pas trop la joie. Mais à côté, on a aussi deux-trois organismes bien criminels ... Dont un qui est difficilement descriptible. Mais le mec à la tête de ce truc est beaucoup trop riche, et "ouvert aux projets ambitieux". Un jour, je lui en balance un. Créer des formes de vies artificielles de plusieurs dizaines de mètre de haut qu'on enverrait sur les champs de bataille casser la gueule aux méchas qui pulullent ça et là, mais valent 15 fois plus cher et sont difficiles à entretenir. Il marche dans le plan et me file budget illimité. Vous me croyez si je vous dis que je développe moi-même l'ADN de la race en question ? Enfin ... Je serais pas allé bien loin s'il m'avait pas filé les fonds pour faire l'usine quoi, mais c'est du détail : les "apôtres", comme je les appelle, restent quand même surtout mes bébés à moi ... Bon, j'ai jamais eu le temps de les voir sur le terrain, on arrive qu'aux phases finales de développement pour l'instant. Mais 'tieux, 'faudrait que je vous montre une image ou deux ... Ils ont de la gueule.

Sinon, autre point d'importance côté mercenariat, qui se déroule chronologiquement avant mais j'ai un peu divagué ... éventuellement, je finis par diriger une des sections les plus importantes du groupe dans laquelle on m’a placé. Celle des fous-furieux qui ont vu trop de combats pour rester « sains d’esprit », mais qui sont trop bons pour qu’on ne gâche leur potentiel en s’en débarrassant purement et simplement. Concrètement, les types à qui on ne colle que des missions suicide, en espérant qu’il en revienne le moins possible. On les appelle « les fossoyeurs » … Et moi, je prends leur commandement.

Et en fait, tant qu’à choisir un pseudo, vous pouvez m’appeler comme ça aussi. « Le fossoyeur » … ouais, ça sonne bien.






Dernière édition par Admin le Sam 24 Juin - 2:00, édité 1 fois
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Message par Admin le Jeu 22 Juin - 22:01



Histoires


L'artiste



Qui suis-je … ?
Et bien, pour commencer, je dirais que je suis surpris. Non, sérieusement, je suppose que vous l’avez remarqué mais on raconte un peu tous la même histoire, non ? Enfin. Une version différente par univers … Je suppose qu’il y a des contraintes qui font que. Je suis surtout surpris par la redondance de certains éléments, même si les différentes divergences sont intéressantes à noter également … Mais bon, c’est pas trop le sujet. C’est mon tour de parler de moi, nan ? Alors …
Prrrt. Qui suis-je ? Un infâme enfoiré. Un pôpa. Un dragon, prédateur alpha et fier de l’être. Un scientifique. Un boucher. Un fier guerrier. Un fils. Un clodo. Un voyageur dimensionnel. Une anomalie. Un séducteur. Un violeur. Une honte. Un danger. Une victime. Un frère. Je suis beaucoup de choses … La plupart sont un peu vulgaires, certes. Bah, pourquoi m’en cacher ? Ça me décrit de façon plutôt juste. Je suis un peu comme une épopée audio, qui ne sait pas trop où elle va, qui ne s’attendait pas à être aussi bien reçue du public, mais qui continue … Et qui se fend bien la gueule.

Mon histoire commence un peu comme celle de la lame brisée … Précisément, en fait. Même l’univers semble … étrangement similaire, à part la première lettre : Anombrya, pour moi. Mais comme pour les versions masculines, les noms changent … Sacrieur est ma petite sœur, Dereck mon grand frère jumeau. Ma douce s’appelait Cynthia. Je la « vole » à mon meilleur ami, Gikeld, en lui pétant la gueule devant toute l’académie. Sacrieur est jalouse de moi et Dereck, moins méritants qu’elle, de son point de vue. Papa, histoire de nous dresser, nous enseigne le combat, avec un demi-succès. Cynthia meurt … De la main de Dereck, ou du moins c’est ce que je crois. Je le tue, deviens fou. Réalise des années ensuite. La suite s’enchaîne … Je punis Sacrieur, puis mon père, voyage, devient mercenaire. La guerre me fait bien marrer pendant un siècle environ, jusqu’à ce que je n’y voie Gikeld se faire à moitié tuer. Je raccroche, et deviens mafieux … Mais au bout d’un moment, quand ma conduite déplaît, je tire ma révérence en ouvrant en deux la messagère. Ça ne plaît pas non plus. Alors je fous le feu au bordel.

La grosse divergence par rapport à elle commence après ce point, en fait … Et elle vient de Zen et Zen. Mes deux katanas n’ont pas étés forgés pour rester aussi solides que ma volonté de vivre … non. Ils sont aussi tenaces que mon désir de tuer. Et ça, chez moi, même si j’ai mes périodes creuses, même si je ne suis pas toujours en train de chercher le combat … En moi, ça ne s’émousse pas. Ca s’émousse tellement peu qu’une sorte de secte, un clan d’assassins ninjas, me kidnappe pour me recruter. Honnêtement, j’aurais cherché que je n’aurais même pas réussi à l’inventer. Ils tentent de me laver la tête pour faire de moi une machine de mort parfaite et obéissante … ça foire en partie. Ça me fout surtout la mémoire en l’air, à vrai dire, à tel point que je ne sais plus quel âge j’ai. Mais au final, je me mets à leur service de manière obéissante, et un jour, on pense que je suis « digne » à effectuer un rituel bien particulier. Le but du rituel ? Me faire servir d’hôte à un démon prisonnier d’un katana, qui manipulait en fait les membres de la secte depuis sa prison pour se trouver un corps qui lui convienne. Problème : visiblement, je suis un « réceptacle incompatible », et le démon reste dans sa prison. Pire, la cérémonie me fait ouvrir les yeux sur la bande d’attardés perdus dans laquelle je suis … Je bute une partie du clan, et fuit. Je me planque quelques années en mer, sur un navire pirate. Une autre période fun … La capitaine était super sexy. Mais un jour, je les plaque elle et son navire pour tailler la route … Et à moi l’errance, la vie de sans-abris et le vagabondage. J’attends que la mafia m’oublie totalement, que la secte fasse de même, et que la prime légale sur ma tête soit effacée. Autant dire que j’attends longtemps. Si longtemps que l’organisation suivante vient me chercher, plutôt que l’inverse. Des allumés qui prônent le savoir, qui avaient lu la thèse que j’avais écrits étant jeune … Eh, ouais, pendant mes études, je passais pas uniquement mon temps à faire de vieilles farces et à répondre aux profs. Enfin.

Les « travaux » que j’avais écrits à l’époque sur le cerveau leur paraissent dignes d’un génie, du coup, ils se mettent sur mes traces. Et ils me trouvent ! Dans une ruelle, murgé jusqu’à l’os et sans un centime en poche, mais ils me trouvent, et me font une offre. J’aurais pu refuser, mais honnêtement, je commence à en avoir marre d’inspirer la pitié aux passants, alors j’accepte. On efface plus ou moins correctement les traces de moi dans les archives, une ou deux primes sur ma tête sont retirées, et moi, je me remets à étudier un peu pendant quelques années, histoire de me rafraichir un peu la mémoire dans certains domaines. Lorsqu’on m’estime prêt, on me confie une maison et un labo dans un endroit isolé … Et je m’y donne à cœur joie. Pendant peut-être 130 ans, j’achète régulièrement des esclaves dans la région, et … Et bien, j’expérimente dessus, histoire de voir. Et ça porte ses fruits. Mes supérieurs, qui changent régulièrement vu que tout le monde ne vieillit pas aussi lentement que moi, sont assez satisfaits de l’avancée de mes travaux, même si ça prend du temps. Je découvre des propriétés insoupçonnées du cerveau, de la pensée. J’arrive même, un jour, à trouver un rapport quasi mathématique entre un cerveau, l’esprit de son propriétaire, et la magie, dont certaines subtilités échappent toujours aux plus grands arcanistes. Je trouve aussi un moyen de me rajouter deux organes qui me permettent de cracher du feu … à l’époque, je fais ça un peu pour la déconne. Vous savez, les dragons cracheurs de feu, tout ça … Et mes patrons sont contents du résultat. Je trouve même un moyen de coder ça directement dans mon ADN, histoire que mon corps accepte les implants aussi facilement que s’ils avaient toujours étés là. Bon, en théorie, les deux nouveaux organes sont supposés me tuer à plus ou moins long terme, mais ce ne sont que des détails techniques, tout ça. Juste que les deux glandes rejettent dans le sang des déchets qui me flinguent assez vite les reins. Je trouve un remède assez vite pour les nouvelles greffes …Mais pas pour les miennes. Mais je ne cherche pas vraiment, à l’époque. Je crois que je m’en cogne.

Encore un peu, et je vais trouver comment artificiellement copier puis coller un cerveau dans un autre … Mais mon dernier achat se révèle … Différent. C’est une jeune femme aux yeux d’or et aux cheveux couleur aubergine. Je me dis qu’elle devrait servir de sujet test, comme les autres … Mais je lui fais miroiter qu’elle m’aide juste à entretenir la maison, faire les tâches ménagères, la cuisine, ce genre de choses. Et contrairement à ce que je prévoyais, je m’en tiens effectivement là : elle ne fait « que » me servir, de façon classique. Et encore, de manière plutôt … douce, pour une hybride. C’est-à-dire sans coups de ceinture ou de fouet dès qu’elle fait une bêtise, comme d’habitude. ‘Vous y méprenez pas, je ne veux pas dire que la race de mon frère et la mienne sont vraiment, dans mon esprit, différente à ce point. Je sais même parfaitement que ce n’est pas le cas … Mais je profite de ce système d’esclavage, alors autant ne pas trop cracher dessus, n’est-ce pas ? Sans parler du fait que c’est chiant, la vaisselle. Enfin bref … Je ne la découpe en aucun morceau, et je n’expérimente pas sur elle. Je la mets juste en cloque, plus ou moins avec son accord. Deux fois. Coup sur coup, comme leur mère, les enfants sont des hybrides, ce qui ne me surprend pas du tout. L’aîné est appelé Marv’, par elle. Moi, je choisis le nom de la cadette … Skryr. Et de façon amusante … avoir une femme et des gosses me fait du bien. Je m’installe dans un traintrain, où j’exploite mes données sans en recueillir de nouvelles. J’éduque deux enfants.

Deux enfants condamnés, en fait. Je découvre ça avant même la naissance de l’aîné. Les organes que je me suis greffé, non contents de m’empoisonner, ont visiblement réussi à passer dans le corps de mes gosses aussi. Et pourtant, là, je trouve la solution. Ironiquement, dans mes propres tatouages. Je me suis rendu compte assez vite que je tenais beaucoup trop bien le coup, et j’ai cherché pourquoi. C’était pas les reins, ni le foie, ni la rate … en fait, mon sang était … « filtré ». Par mes tatouages. Les cellules noires qui s’y trouvent libèrent un principe actif qui rend mon système immunitaire … « parfait » ? Quelque chose comme ça. J’extrais le principe actif. Je l’étudie longuement. Effectivement, il neutralise un nombre impressionnant de menaces pour l’organisme, et le meilleur endroit de le produire, c’est dans les cellules de la peau … Bon. En quelques mois, je prépare une sorte d’encre capable, une fois injectée sous la peau, de modifier les cellules présentes sur place pour leur faire produire de l’antipoison en continu. Je développe un truc … mais la formule se révèle incompatible avec mon aîné. Pas avec la petite ceci dit. Donc … au moyen d’une aiguille très fine capable de pénétrer sous ses écailles de petite dragonne, je la tatoue. Partout. Pas en une seule fois : ce n’est pas nécessaire, les tatouages font produire trop d’anti-venin les premiers mois … et autant lui laisser le temps de cicatriser à un endroit, avant de la panser à un autre. Bon, on ne va pas se mentir … il y a aussi que ça lui fait à chaque fois si mal qu’elle doit rester alitée pendant des jours. Et je sais qu’elle prend plus ça pour de la torture que pour un sauvetage … Mais bon.

A part cette ombre au tableau, franchement, tout allait bien … Je crois … Peut-être ? Foutraille, je saurais même pas dire quand ça a commencé à partir en couille. Un jour, que Marv’ me tourne trop dans les pattes alors que je suis dans mon labo, je pète une durite. Je me mets à lui hurler dessus que s’il est souvent fatigué et de santé fragile, ce n’est pas « juste » parce qu’il ressemble beaucoup à son oncle. Je lui dis qu’il est déjà foutu, et qu’il lui reste peut-être 5 ans à vivre, à peine. Et à titre de preuve, je lui saisis les cornes, et tord un grand coup. Elles cassent comme du bois sec. Le gosse fuit la maison en criant et en pleurant, la tête en sang. Il ne revient jamais. Sa mère, avec qui j’étais quand même … et bien, un peu intime … S’éloigne drastiquement de moi. Et un beau matin, elle part, après m’avoir dit de vive voix qu’elle allait chercher son fils, et qu’une fois qu’elle l’aurait trouvé, elle reviendrait pour sa fille. Je ne la retiens pas non plus, même si je doute qu’elle revienne tout court. Je reste dans la petite maison, seul avec une fille qui voit de plus en plus en moi l’image d’un tortionnaire … alors que c’était bien la seule que j’essayais de sauver. Gentille petite Skryr … Du haut de ses 5 ans, elle ne comprend pas encore grand-chose, mais pourtant elle est d’une bonté exemplaire, en grande partie grâce à sa mère. Et cette gentillesse, je me fais violence pour la lui laisser intacte. Je l’élève en lui donnant souvent des principes que, moi-même, je n’ai jamais vraiment suivit. Je l’éduque aussi, lui apprenant à lire, écrire et compter. Quelques rudiments d’histoire, un peu de géographie, quelques connaissances en cuisine et en grands principes de base de la magie, et la voilà déjà l’une des plus grandes érudites de la région. Et en même temps, je fais à peu près la même chose que mon père a fait lorsque j’avais son âge … Je commence son entraînement martial. En plus intense, c’est vrai … Mais je sais d’ors et déjà qu’en raison de sa condition d’hybride, pour elle, se battre ne sera pas « juste » un accessoire. Si elle ne sait pas se défendre, elle finira soit morte, soit esclave.

Les années continuent de passer. A 10 ans, je lui offre sa propre lame, qu’elle appelle « apology ». À 14 ans, je pose sur elle le dernier des tatouages qu’elle recevra jamais … à 16 ans, lors de la visite d’un collègue, elle rencontre son fils, qui sera son premier amour. Je lui brise la nuque sous les yeux de Skryr pour … Je ne sais plus. Elle part, elle aussi, ce soir-là. Mais je suis pratiquement convaincu qu’elle reviendra, elle. Et je peux me remettre à bosser à plein temps. Vous vous souvenez de mon histoire de cerveau ? Je trouve le moyen de le faire quelques jours à peine après le départ de ma fille. Copier un esprit, le coller dans un autre corps … Je réussis à la perfection le premier test que je conduis sur deux cobayes. Alors je pars sur un autre projet, tout de suite ou presque. Un nouveau corps. Pour moi. Je prends mon ADN, et remarque à quel point, en le comparant à celui d’un hybride, les deux sont proches … ça m’amuse, alors je bidouille ici et là. Je vire les deux organes supplémentaires, histoire d’avoir une espérance de vie correcte. L’embryon de nouveau corps est créé. Il grandit. Presque à ma surprise, mes manip’ marchent, et c’est un hybride, plus qu’un furry comme moi. Parfait … Je lui fais atteindre la maturité adulte en tout juste un an et demi de croissance accélérée dans une grosse cuve.

C’est à peu près à ce moment-là, pendant une expérience que j’ai lancé, que Skryr revient … Elle croit que je suis en train de torturer un être qu’elle ne reconnaît pas. On se bat. Et elle me tue. Littéralement. Jet de flammes brûlantes dans la gueule, je crois. Je crois, parce qu’en fait … mon expérience a réussi. Je me suis transféré d’un corps à l’autre … Et c’est même elle qui me réveille, et m’aide à « fuir ». Bien sûr, dès qu’elle s’est éclipsée, je retourne à la maison prendre quelques affaires … Les travaux doivent continuer, ailleurs. Je me sers d’un peu toutes les ressources de la lune noire, ma secte d’illuminés du savoir. Tss, avec l’expérimentation que j’ai réussie, ils me mangent dans la main : avec un cycle de réincarnation dans le « même » corps, j’ai trouvé une forme d’immortalité parfaite et non magique. Un genre de prouesse qui les rend très enclins à me fournir énormément de budget pour continuer à avoir des idées géniales … Je profite de tous ces fonds pour me refaire un nouveau corps … Oui, encore un. Et en même temps, je voyage un peu de par le monde, histoire de rafler des documents ici et là. C’est drôle, la vie. Au 23ème anniversaire de Skryr, par pur hasard, je tombe sur elle, qui ne me reconnaît toujours pas. Elle est encore plus gentille et naïve que lorsqu’elle m’a tué, 5 ans plus tôt. Je la drogue. Je demande à un homme de main de basse catégorie de la violer. Et quand il a fini, je lui injecte le reste du composé supposé faire évoluer le principe actif de ses tatouages. Ce n’est pas purement gratuit, c’est un peu un … « pré-requis » pour que l’injection fonctionne correctement. Ensuite, j’attends son réveil. Je lui livre une partie de la vérité, sans vraiment avouer que je lui ai sauvé la vie, en plus d’avoir réussi une expérimentation cruciale sur elle. Puis je m’en vais, et demande au garde de la retenir.

Il s’écoule encore un an, durant lequel j’use et abuse toujours des ressources à ma disposition. Ma seconde enveloppe est identique à mon premier corps … en grande partie parce que je réalise que les modifications que j’avais faite n’étaient pas toutes … Disons, bonnes pour la santée. Skryr me retrouve à peu près à la fin du projet. . A cause de l’homme de main que j’avais pris, elle a perdu un bras. Elle me défonce la gueule avec un brio qui me rend fier. Elle m’engueule en se battant …Mais elle se retient de m’achever, et me demande plutôt des explications. Elle me demande pourquoi j’ai fait tout ce que j’ai fait … Et cette fois, je lui avoue tout. Depuis le début. Sur ma vie. Sur la sienne. Sur pourquoi je l’ai privé d’enfance. Sur pourquoi j’ai toujours fait du mal à tout ce que j’aime. Je ne sais pas si ça la convainc. Elle m’accorde juste de changer de corps, puis il faudra que je la suive. J’obéis. Le transfert se passe encore mieux que la dernière fois. Je ne regrette pas vraiment lorsqu’elle fait brûler mon laboratoire, et tout le bâtiment dans lequel il se trouve. Après tout, je vais l’avouer … les scientifiques fous commençaient à me gonfler, eux aussi.

J’invite ceux qui espèrent de tout cœur que c’est fini à aller se chercher une boisson fraiche et à faire quelques étirement, histoire de pas accumuler encore plus de gras qu’ils n’en ont déjà dans le cul, parce que j’ai pas fini non, et la suite est encore plus floue et erratique que tout ce que je viens de mentionner. En bonne partie parce que moi-même, j’ai autant de mal à comprendre qu’à m’en souvenir … Bon, par où commencer ? Ah, oui. Un détail important pour la suite : ma nouvelle incarnation ne porte plus mes marques. La dernière, je veux dire. Mon corps est comme il était quand j’étais jeune … Tout rouge. De la peau aux yeux. Pour le moment c’est un détail, mais ça prendra de l’importance par la suite.

Skryr me ramène chez mon père. Le vieux est toujours en vie, et relativement bien portant … J’ai l’impression qu’il n’a pas changé. Il m’en veut. Je ne l’en blâme pas. Skryr vit ici, maintenant … Et elle s’entend super bien avec mon pôpa. Je suis même pas surpris à vrai dire. Et moi … Je suis déclaré … « prisonnier » sur les terres de mon père. Avec ma fille en garde-fou. Le concept est amusant, j’accepte. Un peu de temps passe, durant lequel je me tiens magnifiquement bien à carreau … Et les choses recommencent subitement à partir en sucette. Vous vous souvenez de la secte de ninjas assassins dont j’avais parlé, et qui avait un démon à sa tête ? Un jour, ils capturent Skryr, dans l’espoir qu’elle me face un substitut de qualité. Et c’est moi qui vais la sauver. Un peu le monde à l’envers, un père qui va sauver sa fille … enfin. Bien sûr, je ne me bat pas seul : dès qu’elle est libérée, elle se joint à moi … Mais à un moment donné, elle prend un mauvais coup et est hors combat. Ça en surprend plus d’un sur le moment, mais ça me met totalement hors de moi. Alors, histoire d’exterminer tout ce qui la menace … Je me saisis du katana maudis, dans lequel se trouve le démon. Et je le laisse entrer en moi, à condition qu’il me permette de massacrer tout le clan. Il accepte sans hésiter.

Quand je reprends conscience, les marques noires et les yeux blancs sont revenus. Tout le monde est mort. Et skryr me dit qu’elle ne sait même pas comment je me suis libéré de la possession … mais qu’elle pense que c’est lié à mes tatouages. Au retour, nous faisons un détour par la mer. Je balance le katana au fond de l’océan, et on rentre.

Mais quelques semaines plus tard, je suis … « invité ». Par un rêve. Un truc chelou. On me propose une épreuve où je pourrais tout gagner … Ou tout perdre. Dans la mesure où je n’ai pas grand-chose à faire, j’accepte. Après tout, c’est qu’un rêve, non ? Mais dans le doute … Je recommence à m’entraîner. Et je fais bien. Quelques temps plus tard, une lettre arrive au manoir, à mon nom. Lorsque je l’ouvre, il s’agit d’une invitation magique des moins conventionnelles … C’est une voix qui en sort, et me demande si je veux « participer au tournois des confins ». Si j’accepte, un de mes vœux me sera exaucé. J’accepte. Aussitôt, en flash et dans mon esprit, je vois l’exacte location de l’endroit où je dois me rendre … Un belvédère géant, perdu dans les montagnes. Skryr se voit également poser la question, mais répond qu’elle n’est pas certaine. En tous les cas, elle et Démether tiennent à m’accompagner. Alors nous partons. Le voyage dure un ou deux mois … Lorsque nous arrivons, l’endroit est désert et en ruine. A vrai dire, on a eu un mal de chien à se dégoter un guide pour la partie dans les montagnes … Personne ne voulait s’y rendre. Mais celui qui l’a fait, une fois que nous sommes rendus, se transforme … en petit vieux. Un petit vieux qui nous guide dans le bâtiment. Et d’une façon que je ne comprends pas, d’autres personnes apparaissent, toutes guidées par le même petit vieux, qui a l’air d’exister en plusieurs exemplaires. Parmi les autres, il y en a certains que je connais. D’autres pas.

Il y a en particulier Dereck. Il y a moi, même si les marquages sont différents. Une autre version de Skryr également, qui ressemble à une parodie maléfique de ma fille. Une Blackberry qui me demande pourquoi je ne suis pas mort. Une fille aussi, que j’avais connu et tué dans le temps … la mâchoire rouge. C’est son nom, je précise. Enfin. Je dis que je les connais … Mais il n’y a pas que la Skryr et le Haïzen qui sont différents … Tous … Tous ont l’air d’avoir quelques petites touches qui les séparent des « originaux ». Les petits vieux se réunissent, et … fusionnent. Puis, se tournant vers nous, il nous fait faire silence … Et nous explique tout à demi-sourire. Il est « la vérité », ou en tout cas une incarnation de ce concept. C’est lui qui nous a tous convoqués ici, dans ce lieu qui n’est selon ses mots ni dans le temps, ni dans l’espace. Les autres ne sont pas « ceux que j’ai connus ». Ils en sont des … Versions alternatives, issues d’univers légèrement différents. Chose amusante : tu avais été invitée, lame brisée … mais tu as décliné. Tu avais quelqu’un que tu n’aurais pas supporté de perdre … mais c’est un détail. Le petit vieux nous explique qu’il a besoin d’un héraut, qui sera choisi parmi nous tous, au moyen de … Combats à mort. Et ce héraut sera investi de grands pouvoirs, qui lui serviront à venir en aide à l’univers tout entier. Personne ne quitte. Nous organisons même nous-même des duels, qui se déroulent plus ou moins sans problème. Je l’emporte contre la mâchoire rouge, puis contre la « fausse » Skryr. La finale m’oppose au Dereck … Détail intéressant. Il vient d’un univers où lui-même a tué son frère, le Haïzen de là-bas. Il a hérité en conséquence de « mes » marques. Pourtant, je retrouve mon frère.

Sauf que comme moi … C’est devenu un monstre. Incapable de se stabiliser. Incapable de se pardonner. Luttant pour un but dans la vie. Ne craignant que peu de la mort. Je le sens lorsque nous nous battons … Ses capacités sont devenues encore plus impressionnantes que lorsque nous étions enfants. Pourtant, je réussis à le vaincre. Difficilement. Mais cette fois, je ne suis pas triste. J’ai le cœur serré en le voyant s’éteindre … Mais j’entends très nettement son dernier mot. « merci ». Je réalise qu’à sa place, j’aurais dit la même chose. Lorsqu’il rend l’âme, le tournois se termine, et le belvédère disparaît, nous laissant dans un genre d’espace uni, entièrement blanc … Un instant, je me demande si je suis mort, moi-aussi. Mais les corps de tous ceux qui étaient là, et mes blessures ne tardent pas à me faire réaliser qu’en fait … c’est le bâtiment qui n’a jamais existé. Les combats, en revanche …

La vérité sourit, et me prend à part pour m’expliquer les tâches qu’il va me confier … Et m’accorder mon vœux. J’hésite quelques minutes … Permettre à la secte d’assassins de revenir, en leur donnant cette fois une cause noble ? Redresser le tords que j’ai fait à ma famille ? Sauver les malheureux sur lesquels j’ai expérimenté ? Empêcher mes actes de piraterie ? Corriger toutes les exactions que j’ai faites pour la mafia ?  Empêcher les guerres que j’ai déclenchées sur tout le continent pour pouvoir m’y battre ? Sauver ma sœur de mes propres griffes ? Revenir à la nuit où Cynthia est morte, et me permettre de la protéger ? … faire de Sacrieur, qui est à l’origine de tout, une bonne personne ? Je finis par me tourner vers Skryr, qui a vu ses ailes arrachées et a été grièvement blessée durant les combats. Puis vers sa version alternative, que j’ai moi-même empalée … Je finis par souhaiter que tous les perdants soient ramenés à la vie, soignés complètement, et renvoyés chez eux. La vérité hoche la tête … Et nous téléporte ailleurs.

Je rencontre une vieille amie, que j’ai toujours eut en moi. La sauvagerie. Pure, à l’état brut … Mais contrairement à la vérité, ce n’est pas un être de chair et de sang … Elle, elle n’est encore qu’un concept, sauvage et impitoyable, qui s’exprime en chacun de nous … Mais en particulier à travers moi. Tellement, en réalité, qu’elle m’a marqué de mes tatouages pour m’aider à surmonter les épreuves auxquelles j’ai fait face. Et elle veut que je représente sa prochaine « incarnation » … rien de moins. Je deviendrais un être, un peu comme « la vérité », qui … quelle était l’expression déjà. « représenterait un aspect de dieu ». Cette rencontre étrange se termine aussi vite qu’elle a commencé, lorsque la sauvagerie se jette sur moi pour me tuer … Tout en se transformant en moi. Et lorsqu’elle a fini … Mon âme a changé de corps, et je suis devenu elle … Même si elle, je ne sais plus où elle est en moi. Je sais que c’est confus … Mais moi-même, je n’en sais pas vraiment plus. Je sais juste que je me sens … apaisé. Vraiment.

Vérité vient me chercher peu après. Il me donne des pouvoirs faisant de moi l’équivalent d’un demi-dieu … Mais seulement le temps des missions qu’il me confie, après lesquelles il les reprend. C’est à la fois étrange et grisant. Les « missions » ? Je vous avoue que je ne serais pas surpris si ce vieux p’tit salaud s’amusait à m’effacer la mémoire après chacune, parce que je n’arrive pas à m’en souvenir …Enfin. En tout cas, je me souviens très bien de la dernière en date. Il me lâche dans un autre monde que le mien, autrement plus évolué technologiquement. Et basiquement, il me dit … « ce monde est malade. La magie y existe, mais rien ni personne ne l’utilise. Ou si peu … Et s’il continue sur cette voie, toute cette puissance brute et inutilisée va foutre un bordel monstre. » Bon, okay, c’était pas exactement ses termes mais son vrai speech était super long et j’avais envie de pisser.

Or donc, je débarque dans ce nouveau-monde … où, selon toute vraisemblance, j’existais déjà. Je veux dire, j’ai pas été un jour téléporté tout nu dans une ruelle sombre, et j’suis pas non plus ressorti du ventre de ma mère pour recommencer une vie … Je me suis réveillé à l’hosto, après un accident « m’ayant mis dans le coma quelques jours ». Avec des souvenirs de toute ma vie. Mais aussi d’une autre, que j’avais vécu dans cet univers, dans ce contexte … Je me souviens de mon premier téléphone portable. D’avoir fondé ma boite. D’en avoir refilé la majorité des actions à mon père, alors que moi je devenais scientifique. Je me souviens que j’ai élevé, seul, une autre jeune Skryr, ici … Quelques jours après mon arrivée, elle a un accident de moto. Moche. Il faut lui amputer un bras … je ne suis même pas surpris. Le labo dans lequel je bosse lui fabrique une prothèse futuriste. Une ou deux semaines après, Blackberry « débarque » de la même manière, elle aussi, même si elle se réveille suite à une opération de l’appendicite, il me semble … Je n’ai plus aucun contact avec la vérité, et je ne sais pas s’il m’observe. Je suppose qu’il me surveille de loin … Peut-être.

Pffff … Partant de ce point, je pense qu’on touche à la fin de l’histoire … Ou de ce qu’il y a d’intéressant à savoir, en tout cas. Je bosse dans un labo un peu borderline légalement, dont je suis le proprio. J’ai deux ou trois prix nobels dans les employés … Dont une demoiselle tigre à dents de sabre / araignée dont je finis par tomber amoureux. Elle se fait appeler Four. Dans mes souvenirs, elle a servi de sujet test pour une expérimentation que j’ai conduit avec la mafia, quand elle était gosse … Elle ignore tout de ma présence dans l’équation, et croit que j’ai son âge. Mhhhh, sinon … a propos des pouvoirs que me confie la vérité. Je ne les ai pas dans ce monde. Visiblement, cette mission-là ne demande pas spécialement un bel Apollon à la force infinie et au charisme débordant … Juste un mec qui s’y connaît en magie, en gens, et en « pourquoi plus personne n’utilise de magie. » Pffff, c’te corvée … enfin. Tout ça pour dire qu’il ne se passe pas grand-chose, à part des recherches … Et puis soudainement, je me retrouve avec vous.

Je suis totalement d’accord, c’était beaucoup trop long, et c’était un sacré bordel. En dédommagement, j’vous propose de tous regretter le temps perdu à écouter tout ça, et de passer à des sujets plus importants du style « qu’est-ce qu’on fout tous ensemble ». Oh … Et aussi, tant que j’y pense. S’il faut se choisir des surnoms … mh. Je dirais … Appelez-moi l’artiste.

Par contre ne me demandez pas mon art, sinon je vais éclater de rire.







Personnalité(s)



Qu’est-ce qu’un Haïzen ? Beaucoup de choses. Une de celles qui revient le plus souvent est « un gros fils de **** ». Plus à raison qu’à tord. Mais reprenons du début.

Un Haïzen, c’est quelqu’un qui a toujours été « bon », dans ce qu’il faisait. Voir excellent. Pas exceptionnel : dans des mondes où certains sont les descendants des dieux, les amants de la mort, les apôtres du destin et autre … Haïzen n’a jamais été qu’Haïzen. Et c’était déjà bien suffisant comme ça.
Haïzen, c’est un type qui, parce qu’il s’en cogne complètement, peut se ramener à un enterrement avec un espèce de vieux bandeau vert assez moche pour retenir sa tignasse mal peignée. C’est quelqu’un qui, en plein milieu d’une église, pendant la prière commune, va lâcher un énorme rôt parce que « il fallait que ça sorte ». C’est un mercenaire qui, d’abord, déclenche les guerres, pour ensuite choisir de s’y battre. Tant que ça l’intéresse toujours, du moins. C’est aussi le meilleur pote qu’on subit autant qu’on apprécie, à toujours sortir la vanne bien vaseuse ou gore qui le fait surtout rire lui, mais qu’on est pourtant capable d’apprécier. En tout cas jusqu’au jour où il pète un plomb et décide de massacrer tout ce qui est « trop » proche de lui. C’est ce clodo, blessé, couvert de bleus et de coupure, qui n’a pourtant pas eu trop de mal à se payer votre tête lorsque vous lui avez montré votre dédain. C’est ce mec hyper-actif et un peu trop motivé qui vous a tiré de votre 6ème sieste de la journée, histoire de vous aider à lutter –pour ou contre votre gré- contre votre narcolepsie. C’est cette espèce de brute peu recommandable qui, une fois qu’il a trouvé l’amour, s’est changé en ange. Puis qui, lorsqu’on lui a arraché, a viré au démon.

Bien sûr, différentes zones du multiverse ont modelé plusieurs Haïzen différents : chaque adapté à son contexte, ses capacités, son époque, et ses possibilités et choix. Mais ce qui les caractérise tous ? Une certaine fierté. Un Haïzen ne se prend pas pour de la merde, et s’il tolère quelques insultes par-ci par-là, il n’apprécie pas quand elles sont trop insistantes … Ou tapent trop juste. Les termes « monstres » ou « démons » le feront aisément partir dans des discours outrés et abracadabrants, où il expliquera à quel point ces dénominations, probablement basées sur on ne sait quel stéréotype stupide, peuvent être fausses. Et c’est vrai. Haïzen ne vient pas d’un des chaudrons des enfers, et il ne se fait le destructeur d’aucun monde … Encore que, s’il en avait eu la possibilité ?

Un Haïzen est un maniaque. Rictus presque aussi souvent présent sur les lèvres que si on les avait créées pour leur donner cette forme, il ricane, parfois de manière abusive, parfois sans réelle raison. Souvent les deux. Mais un Haïzen aime s’entendre parler. Il adore même, et saisit à peu près toutes les occasions qu’il a de l’ouvrir pour le faire. Expliquer aux gens, détailler son point de vue. Pourquoi, souvent, « ce n’est pas de sa faute : il doit agir comme cela. » Il n’y a pas toujours que du vrai dans ses paroles : c’est même souvent l’extrême opposé, mais il est, au mieux, compliqué de s’en rendre compte. Lorsqu’on aime s’entendre parler, et qu’on a eu l’occasion de le faire pendant des siècles, on veille généralement à ne pas dire totalement n’importe quoi. Le langage n’est pas que vocal ceci dit : faire de grands gestes, captiver son audience par de subtils mouvements des mains et autres, cela fait aussi partie de ce qu’il affectionne faire. Théâtral ? Moins que certains … Mais bien plus que la majorité. Ses paroles ? Un peu prétentieuses par moment, peu sérieuses le plus souvent. Provocatrices, pour beaucoup. Un mot de travers, la langue qui a fourché ? Si cela vous arrive face à lui, ne vous étonnez pas qu’il se marre sans discontinuer quelques minutes avant de vous reprendre.

Un Haïzen est un être en colère. En général, il masque cette dernière sous cette joie si particulière, parfois malsaine, qui sied si souvent à ses traits. Et pourtant, il est furieux. Contre ? Dur à dire : probablement lui-même. Mais réorienter cette émotion sur une autre cible, une sur laquelle on peut cogner, est parfois si simple … Si libérateur. Parfois, ce ne sont pas sa fureur, mais ses pulsions qu’il doit défouler, et ces dernières sont … Charnelles. Dans le sens où il serait capable d’éprouver le même genre de satisfaction à arracher de la carne à des os qu’à se laisser aller dans la volupté. Mais passer d’un besoin aussi primaire à une discussion raffinée et calme, ou vice-versa, ne lui pose aucun soucis : le phénomène se produit en réalité « de lui-même », en quelques sortes. Lorsqu’il n’est pas joie, ou fureur, Haïzen peut se faire tristesse, manque d’entrain, philosophe. Il lui arrive parfois d’être studieux, appliqué dans son travail. Capable de montrer ce qu’il vaut, même si pas à tout le monde. Mais attention. Haïzen, en bonne caricature de l’individu moyen, déteste qu’on lui force la main. Pour le conduire à faire quelque chose, mieux vaut le manipuler, trouver un levier qui, une fois enclenché en lui, le fera agir de la façon voulue. Mais attention. S’il découvre que ce levier a été actionné, et s’il découvre par qui ….

Haïzen ressent les émotions avec une intensité rare. Peu importe lesquelles. Il ressent, et surtout, le temps n’altère pas ce qui traverse, ou a traversé son cœur. Sa joie, son amour, ses passions restent intactes. Sa souffrance, sa colère, et son besoin pour la vengeance aussi. Et hélas, il n’est pas dur de provoquer l’un ou l’autre, en lui. Avec son caractère ? Ce serait même plutôt l’inverse exacte. Cependant, parfois … Il arrive que quelque chose s’éteigne en lui. Souvent, quand « quelque chose d’autre » prend le dessus. Il arrive que l’envie de tuer surpasse celle d’étreindre. Il arrive que le bon ne soit en un instant annihilé et remplacé par le mauvais.

Haïzen est, sans mésentente possible, un anarchiste. Il « connaît » les lois, qu’elles soient celles de la société, de la morale, et autre. Et pourtant. Et pourtant, elles ne l’ont en rien empêché de blesser parfois mortellement tous les membres de sa famille, sur le plan physique ou spirituel. Et pourtant, elles n’ont jamais ne serait-ce que ralenti sa main, lorsqu’il l’abattait pour tuer. Si Haïzen avait été capable de ressentir de la culpabilité, il en serait probablement déjà mort. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il agit sans la moindre retenue, et laisse en permanence libre court à toutes ses émotions. Il sait où se trouve son intérêt, et ne recherche presque toujours que ce dernier. Il est capable de patience, de jugeote, d’hypocrisie … Mais lorsqu’il révèlera son vrai visage, ce dernier sera purement authentique.

Haïzen est un type futé. Tellement futé, en fait, qu’il préfère tout simplement qu’on le prenne pour un con. C’est tellement plus simple, plus libérateur … Et pourtant. Et pourtant, il a prouvé, via diverses incarnations, avoir des facilités avec la médecine, le calcul, les sciences. Son éducation et ses études, systématiquement présentes, en ont fait un individu pouvant se passionner pour les sciences et la recherche, quitte à parfois enfiler la blouse du « savant fou » de l’histoire. La majorité de ses professeurs l'ont qualifié de type insupportable, mais brillants, et il lui est presque "commun" de penser d'une manière particulière, qui lui a une fois ou deux permis de trouver telle ou telle chose géniale (plus ou moins). Ce n'est pas totalement le fruit du hasard : comme tout être, Haïzen a besoin d'apprendre avant de savoir ... Et selon la disposition dans laquelle il se trouve, il peut également avoir très soif de savoir, et dévorer des connaissances avec aisance, mais surtout envie. Mais s’il est très capable de retenir et manipuler des savoirs parfaitement théorique, Haïzen est aussi rusé sur un plan plus … vicieux. Il vous le dira lui-même : il faut bien au moins ça pour réduire en cendre un ou deux empires. Bien sûr, il faut savoir faire preuve de patience, de minutie, de coups fourrés bien placés ici et là … Mais rien de cela n’est hors de sa portée, s’il s’en donne la peine.

Toutes ces caractéristiques, on peut – ou pas – les retrouver dans chacunes des versions présentées ici … Pourtant, chacune est, de par son histoire, son contexte ou ses possibilité, unique. Et il n’y aurait pas grand-chose d’unique sans quelques spécificités, n’est-ce pas ?

La lame brisée:
Comme l’indique le surnom qu’elle s’est choisie, la lame brisée, ou dragonne, n’a plus grand-chose de cette étrange joie de vivre qui anime ses alter-egos. Mentalement plus fragile que les autres, elle est étrangement plus prompte au calme, à la solitude et à simplement « rester en retrait » que ses pairs, et il en faut parfois peu pour qu’elle soit traversée de longues phases mélancoliques. Elle a cependant gardé le côté joueur qui la caractérisait si bien étant jeune, et l’a couplé à une forme de sagesse bien à elle, qui l’a sorti du pétrin plus d’une fois … C’est aussi une des versions les plus « civiles » : bien que capable du pire, elle est plus courtoise, éduquée et bienveillante que les autres, en grande partie en raison de son séjour prolongé dans un temple, où méditation, entraînements et études en communauté furent des passe-temps qu’elle fut forcée d’apprendre à maîtriser.

Le riffleur:
A l’inverse de sa précédente incarnation, le bourreau est toujours aussi « vivant » et fou que le jour où il a tout perdu … Si ce n’est pire. Sadique, cruel, gratuit et de façon générale mauvais (encore plus que tous ses autres « doubles »), « le riffleur » n’est pas devenu ce qu’il est par hasard, et sa personnalité en a été irrémédiablement entachée. Baignant dans la violence jusqu’à s’y noyer, il y perçoit un moyen beaucoup plus rapide et efficace que d’autres pour obtenir ce qu’il désire ou nécessite, et cela se ressent tant dans ses manies belliqueuses que dans ses paroles agressives ou pleines de fiel, voire pire : dans ses petites tortures mentales plus ou moins bien dissimulées. Bien entendu, sans inquisition pour le soutenir dans tous ses actes les plus atroces, le bourreau sera probablement forcé de se calmer un peu côté actes gratuits … Mais se tiendra-t-il à carreau bien longtemps ? Rien n’est moins sûr.

Sado-maso:
Jeune et un peu fofolle, Sado-mado est une Haïzen pour laquelle la souffrance revêt une signification toute particulière … Même si à l’inverse de celui qui la précède, elle reçoit bien plus qu’elle ne donne, et c’est paradoxalement ainsi qu’elle se sent le mieux. Extrêmement décomplexé et fort peu pudique (dans un univers qui ne l’est déjà pas spécialement), c’est le genre de demoiselle que les hommes de peu de foi aimeraient trouver dans leur lit le soir … et qui les aura quitté pour aller voir ailleurs au petit matin. Manquant peut-être un peu de maturité, voire de cervelle, elle est pourtant loin d’être complètement cruche … Elle a juste reçu énormément de coups sur la tête. Un autre point qui la démarquera des autres est probablement sa jovialité quasi non feinte, qui pourrait presque la faire passer chez les gentils … si elle n’avait pas tendance à faire rimer « fête », « alcool », « baston » et « blessure graves ». Et pourtant, elle est de loin la moins vicieuse … encore que. Tout dépend dans quel sens.

Marchemort:
Si Sado-Maso est « préservée », mentalement, par sa jeunesse, c’est au contraire l’âge beaucoup trop avancé du Marchemort, et son passé plus sombre que la moyenne qui l’ont amené là où il se trouve désormais. Déprimé au point de ne même plus réellement être capable de ressentir la tristesse, ce mort qui marche ne sais probablement pas très bien s’il désire rejoindre la tombe, ou au contraire continuer à vivre : beaucoup d’émotions ont purement et simplement quitté le spectre de ce qu’il sait ressentir, et son « objectif », si on peut l’appeler ainsi, n’est qu’une chimère lui permettant de continuer à mettre un pied devant l’autre. Manipulé durant trop longtemps et ayant encaissé des trahisons trop dures, cet Haïzen ressemble beaucoup, sur certains points, à la lame brisée … Mais ce qui inquiète le plus ses pairs, outre ses tendances aux longs silences ou aux actions brutales et imprévisibles … C’est le fait que, tout simplement, l’immortalité les prédestine probablement tous à un tel état de décrépitude … être réduit à l’état pur et simple de machine à tuer, allant de combats en combats pour se prouver encore, à elle-même, qu’elle est encore « vivante ».

Fossoyeur:
Si le riffleur est sans contredit le tortionnaire et le bourreau le plus talentueux, le fossoyeur n’est pas loin derrière … Et ce qu’il manque en cruauté, c’est en ingéniosité parfois morbide qu’il le compense. Ne se posant que très peu de limite, le fossoyeur est un être qui prend un plaisir tout particulier à être le méchant de l’histoire, et moralement encore plus débridé que les autres. Sacrifier la population de toute une planète ou la réduire en esclavage ? S’il en a l’opportunité et si ça peut lui servir, la seule vrai question qu’il se posera sera « est-ce que c’est réalisable de façon rentable ». Scientifique de génie à ses heures perdues, c’est également la version qui a le plus eu la possibilité de s’immerger dans le savoir et la technologie, mélange le rendant encore plus curieux que la moyenne vis-à-vis de comment marchent les choses, qu’y a-t-il de nouveau à découvrir, et quel sera le prochain terrain de jeu qu’il pourra explorer. Combiné à ce qui a été dit précédemment, ce n’est donc pas surprenant d’apprendre qu’il peut apprécier, de temps à autres, les expérimentations sur cobaye plus ou moins consentant … Mais heureusement pour son monde, ces derniers siècles, il a un peu trop été occupé pour pouvoir jouer les scientifiques fous à temps plein. Note de côté : c’est également un des seuls Haïzens a réellement prendre plaisir à « une fonction dirigeante » : de l’époque où il dirigeait les fossoyeurs, il appréciait énormément d’être celui donnant des directives à ses hommes, ou décidant d’où les déployer et autre, sachant parfaitement qui avait le plus de chances d’y survivre … ou pas.

l’artiste:
L’artiste ne varie pas vraiment de la description de base qu’on pourrait faire d’un Haïzen … Puisque c’est, pour ainsi dire, « le haïzen de base ». Cependant, bien sûr, ce ne sont pas uniquement les autres qui sont différents de lui : il a lui-même quelques points … Particuliers. En premier lieu, une fatigue générale qui, si elle ne le jette pas dans les mêmes abysses de tristesse que le marchemort ou la lame brisée, l’empêche d’être aussi foufou ou cruel que les trois autres. Une vie particulièrement longue et mouvementée a fini par calmer quelque peu le monstre en lui, et l’idée d’une vie simple, avec une famille, des responsabilités « normales » et autres choses de ce genre ne lui déplaît pas fondamentalement : il pense même qu’il pourrait s’y plaire … Et pourtant.

Et pourtant, au fond de lui, il sait parfaitement qu’il a toujours été, est, et restera à jamais un animal sauvage, épris de liberté et de incapable de se satisfaire de normalité. Il sait très bien que, si les quelques relations plus ou moins fragiles qu’il a entretenu au fil des siècles ont inévitablement fini par se briser, c’est de sa faute, à lui seul … Et pourtant, il ne peut s’empêcher de recommencer, quitte à faire souffrir ceux auxquels il s’attache … Et lui-même, peut-être ?

Autre point particulier, qu'on retrouve beaucoup chez le fossoyeur : c'est un Haïzen particulièrement curieux, à tel point que lorsqu'on lui en a donné l'opportunité, il a littéralement passé presque 2 siècles à se concentrer sur ses recherches. Et bien que son esprit soit ... "particulier", il reste plutôt carthésien sous plusieurs aspects, en tout cas bien assez pour conduire des études et adopter des démarches scientifiques rigoureuses.

Une autre spécificité : ce Haïzen est probablement la version ayant traversé, dans son existence, le plus grand nombre de changements significatifs, qui vont de carrières plus ou moins diverses et variées à un voyage, pur et simple, d’une dimension à une autre. En conséquence, s’il est toujours capable d’être surpris, l’esprit du dragon s’adapte beaucoup mieux aux changement que celui de n’importe qui, et il acceptera le « choc initial » avec une facilité qui en surprendra probablement plus d’un … Sans parler de sa condition nouvelle, qui est pour le moins … Particulière.






Dernière édition par Admin le Sam 24 Juin - 2:07, édité 2 fois
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Re: lol titre de message

Message par Admin le Jeu 22 Juin - 22:26




Test RP



Dans un premier temps, il n’y avait rien. Rien que du vide … pas de haut, pas de base. Pas de goût, ni d’odeur … pas d’image, ni de son. Mais pourtant, les choses n’étaient pas fixes … Et en premier, vint le vent.
Le vent, d’abord timide, mais progressivement puissant que le dragon sentit comme couler contre ses écailles. La violence de ce dernier n’alla qu’en augmentant chaque seconde, jusqu’à ne plus pouvoir indiquer qu’une chose possible … Le reptile tombait. Aussi progressivement qu’il avait retrouvé ses sensations, il entendit bientôt le sifflement dans ses oreilles pointues. Et ce n’est qu’en réalisant, à nouveau, où étaient ses paupières qu’il ouvrit les yeux.

Qu’est-ce que … ce … Mh … FOUTRAILLE !

Ses larges ailes de cuir se déployèrent presque par réflexe, et brusquement, tout sembla basculer. Freinant affreusement vite, le reptile sentit ses deux membres dorsaux être tirés vers le haut, comme si une force supérieur tentait de les arracher … Heureusement, la portance n’avait jamais été cruelle à ce point-là. Regardant partout autour de lui, le reptile chercha un point de repère, quelque choe … Mais il ne voyait que des nuages, sous lui … Et au-dessus aussi, en fait. Le seul « repère » concret qu’il avait était la ligne d’horizon, l’endroit où les deux couches nuageuses cessaient pour laisser la place à du ciel bleu.

… Qu’est-ce que … Je fout aussi haut putain …



Ton langage mon gros.



Moi je trouve qu’il a raison ceci dit : c’est vraiment super haut ici ! Tu voles souvent jusque là ?



M’non. Il faudrait bouffer une énergie monstre pour s’élever autant.


Fronçant les sourcils, le saurien regarda autour de lui ... Avant de soupirer. Oh, chouette, vous êtes toujours là.



Très sympas. On apprécie, vraiment.


Le reptile ricana en secouant un peu la tête, regardant autour de lui. Personne … Il entendait littéralement les voix dans sa tête. Bah, après tout, vu le nombre de fois dans sa vie où on l’avait traité de taré … Se contentant pour le moment de planer, il cherchait du regard un endroit où se poser … Mais il n’y en avait aucun en vue. Il allait probablement falloir descendre encore plus bas.



quelqu’un a une idée de pourquoi je vois les choses par ses yeux, mais sans avoir le moindre contrôle ?



Pour être honnête, je pense qu’on est tous dans cette situation, pour le moment. C’est étrange. C’est étrange, et ça m’énerve. Et d’ailleurs, depuis tout à l’heure j’ai l’impression que …


… hun ? Hey, pas de blague. J’AI DIS PAS DE BLA-

Il y eut comme un flash lumineux, provoqué par le corps du dragon. Et subitement, à l’endroit où il se trouvait … plus de dragon. Juste un homme, dans une tenue futuriste, qui observa droit devant lui avec de gros yeux … Avant de se remettre à tomber. Il aurait bien crié, mais ses poumons étaient déjà vides … Et les remplir … difficile, vu la différence de vitesse entre lui et l’air qui l’entourait. Suffoquant, le fossoyeur eut le réflexe de porter les mains à son cou, cherchant la protection respiratoire qui y pendait en permanence … La trouvant enfin, il la plaqua sur sa bouche, et inspira une grande goulée d’air avec un soulagement plus que palpable. L’instant d’après, il avait également mis ses lunettes de protections, et pouvait enfin regarder autour de lui sans que le vent ne lui donne l’impression d’avoir les mirettes devant un jet d’eau sous pression.


J’avais dis « pas de blague », bordel. Tu sais voler ?

Hun … J’me débrouille.

Soufflant un grand coup, le mercenaire passa les mains dans deux boucles qui dépassaient de sa ceinture … Et tira dessus avec force. Aussitôt, une voilure synthétique se déploya entre ses bras et son torse, lui donnant l’apparence d’un étrange écureuil volant roux … Mais si étrange, le système semblait cependant efficace, car sa vitesse verticale diminua brusquement, le tueur se mettant plutôt à planer vers l’avant à très grande vitesse. Cherchant quoi que ce soit dans son affichage tête haute qui aurait pu lui donner un indice sur où il se trouvait exactement, il grogna en voyant le nombre de messages d’erreur … Pas de réseau, pas de satellite à proximité, connexion à l’unité centrale perdue, statut de la majorité de l’équipement inconnu … Fort bien.



… Qu’est-ce qui vient de se passer, exactement ?


J’en ai aucune idée putain ! J’en avais juste marre d’avoir l’impression d’être un spectre regardant via les yeux de quelqu’un, alors je me suis … Concentré … En quelques sortes … Et brusquement, j’étais à sa place.


c’est super étrange en fait, d’être de ce point de vue, d’ailleurs.



bah, au moins on sait qu’on est pas tous définitivement bloqués à devoir juste observer l’un d’entres nous … Sinon, qu’est-ce qu’on fait, maintenant ?


L'humain, qui continuait d'étudier les environs en zoomant ici et là, eut un petit rictus dans son masque. Et bien … Je dirais que dans un premier temps … On trouve un endroit où je peux me poser. J’ai l’habitude de faire de la wing-suit, et j’adore ça, mais … P’têt pas pendant 10 ans non plus.









Pouvoirs



S’il y a bien une chose par laquelle un Haïzen ne se démarque généralement pas … ce sont ses pouvoirs. En possédant généralement peu (à part une vitalité exceptionnelle), les différentes versions du rouquin sont assez difficilement qualifiables d’êtres « exceptionnels » dans leurs mondes respectifs, dans ce rayon-là. En revanche, s’il y a une chose qu’on ne peut leur nier, c’est un excellent niveau en ce qui concerne les différents types de combats : qu’il s’agisse (le plus souvent) du corps à corps, ou de l’utilisation d’armes blanches ou à feu. Couplés à un sens stratégique parfois plutôt poussé et une capacité d’adaptation au-dessus de la moyenne, cela suffit en général pour se tirer de la plupart des mauvais pas … à commencer par ceux dans lesquels il ou elle se met lui-même.
Voici cependant un petit éventail de ce que chaque version, dans son monde d’origine, savait faire : il est loin d’être dit que toutes ces capacités ont survécu à leur passage en Kosaten.

lame brisée:
La lame brisée a beau avoir fait une école de magie et avoir rejoint les ordres, elle ne lance pas de sortilège, et ne sait pas faire de miracles. Les seuls « talents » qu’on aurait pu lui attribuer sont sa longévité, d’origine magique, et sa capacité à cicatriser / récupérer, bien au-dessus de celle d’un être lambda. Mais si cet aspect de son organisme est « anormal », il ne lui permet en aucun cas de régénérer un membre ou de refermer directement une blessure : autant ne pas compter dessus en combat.
Se reposant plutôt sur une endurance très au-dessus de la moyenne et une vitesse d’action et de réaction hors-norme, elle combat à l’aide de ses katanas brisés, s’en servant comme de couteaux tranchants et mortels, mais solides.

le riffleur:
Le riffleur, au contraire du reste, est probablement celui qui a été investi avec le plus de capacités magiques … Choix de celui qui l’a littéralement « recréé » pour en faire un hôte de choix.
Sur Feleth, il était en particulier capable de se transformer, adoptant ainsi une forme ressemblant en tout point à celle de l’artiste, grâce à laquelle ses talents magiques étaient décuplés. Il s’agissait en particulier d’une force, vitesse, endurance et régénération des plaies totalement anormales, de pouvoir créer des nuages d’acide avec son sang, des attaques soniques avec son rire, et enfin de capacités de perceptions anormales qui lui permettaient de traquer, du regard, tout ce qui respire la magie … Ou tout ce qui peut saigner.

Sado-maso:
N’ayant jamais vraiment été « comme les autres » sur le monde des 10, on a longtemps cru que cette Haïzen n’avait aucun talent magique. Cette donnée changea lorsque sa petite sœur s’éleva au rang de déesse, lui conférant à l’occasion des pouvoirs particuliers, même au sein de sa propre « race ».
Ainsi, cette jeune sacrieur peut utiliser son sang de manières diverses et variées en combat, que ce soit en matérialisant des armes, formant des projectiles, ou des cordes de sang dont elle dispose de manières variées. Egalement mentionnable : le fait que plus un sacrieur prend de coup, plus il se renforce offensivement parlant, ce qui permet d’expliquer les tendances masochistes de cette demoiselle … du moins, en partie ?

Marchemort:
Le marchemort n’avait, sur sa terre natale, aucun pouvoir non plus. Ayant échoué le rituel des brumes, il ne dispose pas, comme un elfe de brume justement, de la capacité de disparaître, pas plus que de leur audition surnaturelle ou de leur vision nyctalope. En revanche, suite au pacte passé avec une liche, il fit l’acquisition d’un objet fort intéressant …
Le « Draak'nor » (dévore-cœur) dont il dispose est un espadon d’une taille exceptionnelle (avoisinant le mètre 50) dont la lame, particulièrement lourde, a prouvé à plus d’une reprise qu’elle était capable, contrairement à une épée conventionnelle, d’ouvrir une armure plus ou moins lourde, et de trancher, fendre ou briser tout ce qui se trouvait au-dessus. Mais ce que cette épée maudite a réellement d’intéressant, c’est sa capacité à aspirer le sang qu’elle fait couler, et de s’en servir pour reconstruire le manieur de l’arme, ou la lame elle-même si cette dernière est endommagée. Maniant cet objet hérétique sous plusieurs aspects, Haïzen s’est ainsi vu refuser le droit à un vieillissement normal, et l’arme, si elle le maintien « en vie », n’a pas permis de réellement cicatriser toutes ses blessures, au point que le guerrier ressemble plus à un mort-vivant qu’à un être encore pleinement de chaire et de sang … Cependant, la magie corruptrice n’a pas que des défauts : elle a également, au fil des siècles, permit à ses muscles de se renforcer anormalement, au point qu’il puisse manier la lame malgré son point (ce qu’un homme normal ou même musclé ne pourrait pas faire.)

Le fossoyeur:
L’univers du fossoyeur n’est pas non plus exempt de phénomènes paranormaux, même si le mercenaire lui-même n’a aucun pouvoir psychique à sa disposition. Non, les seules choses sur lesquelles se repose ce tueur de masse, ce sont les nanites (de minuscules robots présents dans son sang) qui réparent, en permanence, la moindre défaillance de son organisme.
Ayant ainsi plus de 7 siècles là où l’humain « normal » peut espérer atteindre les 150 ans au mieux, le fossoyeur a toujours sa tête de gosse, et en est fier. Mais pour ce qui est de combattre ? Il préfère employer une grande variété d’armes à feu plus ou moins futuristes, des armes de corps à corps (comme une machette ou un couteau de combat), et repose sa défense sur un bouclier énergétique partiel et une tenue de kevlar / métal adaptée aux milieux hostiles. Bien que l’immense majorité de ses équipements soient défaillants sur Kosaten, certains restent tout de même en état de marche … Et qui sait. Peut-être l’affaiblissement du sceau dé-enraillera enfin son fusil à pompe ?

L’artiste:
L’artiste, à l’instar de la lame brisée, n’a pas énormément de pouvoirs. Pourtant, au long de son existence, il semble avoir copié un nombre particulièrement élevé de capacités, naturelles ou non, qu’il avait eu le loisir d’observer … Bien que cette capacité ne lui permette pas forcément de continuer à faire cela très longtemps, il peut reproduire les capacités de ses ennemis, peu importe leur nature. N’ayant pas utilisé énormément ce talent au cours de son existence, le reptile a cependant toujours préféré se reposer sur la brutalité de ses attaques au corps-à-corps, qu’elles soient à main nue ou armées.






Hors-jeu



Pseudo : Marv', Val', ce genre de gens :wut:
Comment avez-vous découvert le forum ? : Grâce à Four, techniquement õ_õ
Vos projets sur le forum : Déjà faire accepter cette fiche, ensuite on verra. Non sérieusement, validez-moi first shot les mecs, tout le monde économisera du temps et de l'énergie *sbaff*
Votre avis sur le forum : C'est un forum ô_ô
Votre présence sur le forum : en absence depuis des mois pour écrire tout ce merdier
Autre(s) : J'espère que ça ne dérange pas que j'ai fais un format de fiche à ma sauce, ça m'a permit de balancer de nombreuses images que j'aurais pas trop pu caler sinon Very Happy (et j'ai bossé dessus en plus, pls, laissez-moi m'amuser)

Le rajout inutile de détails en trop ô_o


Pour les braves (et le correcteur) arrivés jusqu’ici, j’ai décidé de rajouter des explications. En effet, vous aurez probablement compris que les histoires sont racontées du point de vue des personnages, ce qui fait qu’il est parfois difficile de comprendre certains points, que je détaille un peu plus ici o_ô

- Pourquoi 4 posts ?
Alors, en fait c'est drôle, parce qu'en respectant la limitation de caractères FA de 65000, je pouvais caser le tout en 3. Le problème, c'est que ça me forçait à couper une histoire en plein milieux. Et comme je ne voulais pas le faire, bah j'ai coupé en 4 Very Happy

- Pourquoi la vie de l’artiste est un tel bordel ?
Tout simplement parce qu’en fait, cette « version » d’Haïzen est celle de base. Pas l’originale, mais en tout cas clairement celle que j’ai le plus développé et à laquelle j’ai fait vivre le plus d’aventures, dans mon propre univers. La « dernière » partie de sa vie (comprendre les 30 dernières années dont il parle, grosso-modo) sont une période que j’ai beaucoup détaillé via le point de vue de sa fille, Skryr, ce qui explique l’importance de cette dernière également.
Je sais que le passage d’une dimension à l’autre peut sembler « flou » ou un peu mal décrit : là aussi c’est normal (même si pas totalement désiré), c’est tout simplement parce que même si j’ai les grandes lignes, je n’ai pas encore écrit ce passage de sa vie. Certains détails seront probablement soumis à des changements, même moi à l’heure actuelle je ne saurais pas dire. Mais en définitive, l’histoire que j’ai écrit ici est ce qui s’en rapproche le plus (à l’heure actuelle) et je ne compte pas y retoucher.

- C’est quoi le binz avec « la vérité », « la sauvagerie » ect. ?
Un des principes de l’univers dans lequel je fais évoluer Haïzen est qu’il existe un dieu … Mort. Ce n’est pas un vieux barbu perché dans les nuages : l’univers entier constitue son corps, les pensées et réflexions de chaque être vivant, son esprit, et son âme est constituée de la somme de tous les êtres vivants ayant existé, existant et qui existeront dans cet univers, jusqu’à la fin des temps.
Or, même si son esprit est subdivisé en milliards de milliards d’esprits « normaux », ce dieu conserve tout de même une personnalité, qui possède différentes caractéristiques : un côté loyal, un autre fourbe, la joie, la colère, ect. Et ces « caractéristiques », lorsqu’elles sont fortement présentes dans l’esprit d’un être pensant, peuvent presque s’y incarner : l’individu devient alors un « aspect » de l’esprit de dieu, et en tant que tel, il obtient des pouvoirs fantastiques. C’est ce qui explique qu’Haïzen, en ayant été particulièrement sauvage toute son existence, a fini par devenir l’aspect de la sauvagerie. La « vérité » (qui serait en fait plutôt la recherche du savoir, de la connaissance), est un aspect au même titre qu’Haïzen, mais bien plus ancien, d’où le fait qu’il puisse lui couper l’accès à ses pouvoirs (et non pas, comme Haïzen le pense, les lui donner et les reprendre). C’est également pour cela qu’il « préside » le tournois des confins, est capable de passer d’une réalité à une autre, peut ressusciter les morts, ect.

- Du coup, est-ce qu’Haïzen (l’artiste) a également des pouvoirs de ce style sur Kosaten ?
Non ! Trop puissant : même au niveau 400, le « sceau » de zenzen l’empêcheras toujours de faire appel à ce genre de pouvoirs. De toute manière, il n’en a pas vraiment besoin (il ne se repose pas dessus de base) et ça ne m’intéresse pas forcément de le jouer de cette manière sur le forum.

- Comment ça se passe, côté « 6 esprits dans un corps » ?
Grosso-modo, sur 3 niveaux, sur lesquels se répartissent les incarnations.
Le premier, la « surface », correspond à la réalité : c’est tout simplement là qu’évolue l’incarnation « du moment ». Le corps change en condition de l’esprit qui s’incarne (donc si c’est l’esprit de la dragonne, elle aura automatiquement son apparence d’origine, même chose pour le riffleur, ect. Ect.) pour lui permettre d’interagir. Cependant, si par exemple une incarnation est blessée, la suivante, a son arrivée, aura automatiquement la même blessure au même endroit. De même, toutes les incarnations ont le même niveau, les mêmes items dans la FT, ect. Ect. Je ferais un pitit truc codé au début de chaque RP pour faire une brève description du Haïzen incarné, histoire que l’autre joueur sache à qui il a affaire, et j’en posterais une par esprit qui s’incarnera dans le rp si il y a un changement en plein milieu.

exemple:
L'artiste


Univers d'origine :Anombrya
Prénom : Haïzen
Sexe : Mâle
Âge : 76# ans
Race : Furry
Coupe et couleur de cheveux : Cheveux mi-longs et raides, de couleur rose foncé (mais ne lui dites pas)
Couleur de yeux : Entièrement blancs
Style vestimentaire : moderne, short blanc, généralement accompagné de chaines pendues à la ceinture
Corpulence : Particulièrement sèche, mais musclée
Taille et poids : 1m75 pour 92 kilos (en grande partie à cause des ailes et de la queue)
Teint de la peau : écarlate, écailleuse
Emplacement du sceau : Inconnu (peut-être quelque part dans la chevelure)
Autre : Tatouages noirs parsemant le corps, absence de lèvres, air perpétuellement carnassier, possède deux larges ailes de cuir plus ou moins déchirées, une queue saurienne, des jambes digitigrades à 4 orteils griffus et un sourire d'enfer.

Ensuite, le niveau « intermédiaire », où les esprits qui ne sont pas incarnés peuvent observer la réalité via les yeux de celui qui est à la surface. Ils peuvent commenter, discuter entres eux ou donner des conseils, mais ils ne sont pas audibles dans la réalité : Haïzen les entend dans sa tête.
exemple:


Ceci est un test, ne faites pas attention



(à noter que, contrairement au test rp où j'avais envie de tester le truc, je ne vais pas non plus trop "flooder" mes rps avec les paroles des autres incarnations sinon ce sera un bordel monstre. Et en plus c'est très pénible à coder.)
Vient ensuite le niveau des « profondeurs », qui correspond quelque peu au subconscient personnel et collectif de chacune des incarnations. Incapables de percevoir la réalité depuis cet endroit, les esprits s’en servent comme d’un terrain de jeu où ils peuvent re-créer des souvenirs, des décors inventés de toute pièce, des évènements, ect, seuls ou à plusieurs. Ce sera dans l’immense majorité des cas utilisé pour les rps solo, si j’ai envie de mettre une interaction « directe » entre deux haïzens ou plus, mais j’éviterais d’en abuser, promis :B

- L’histoire de SM est un peu fouillis, au niveau des noms …
Mea culpa, j’ai énormément joué à Dofus / Wakfu étant plus jeune (oui, elle vient de là) mais même en ayant gardé pas mal de souvenirs, deux-trois trucs m’échappent. Je pourrais citer avec certitude Djaul (protecteur du mois de décembre), Rushu (son patron démoniaque) et deux-trois trucs supplémentaires, mais pour une compréhension claire et complète de l’histoire « globale », ce serait mieux d’aller voir ici : http://www.krosmoz.com/fr/1-krosmoz (Même si au final, l’histoire qu’elle raconte se suffit à elle-même, de mon point de vue, d'où l'état dans lequel elle se trouve. Je peux apporter précisions si besoin, mais je doute vraiment que ce soit indispensable.)

- à quoi sert le point sur les apôtres, dans l'histoire du fossoyeur ?
A parler d'un projet que j'ai - vraiment - mis en place avec un autre membre du forum dont il est issu. Basiquement, les apôtres étaient les EVA d'évangelion, dans une version bien sûr adaptée au contexte du forum et un peu à mes envies. C'était aussi, à part les nanites qu'il a dans le sang et d'autres recherches que je n'ai pas détaillé, une des meilleurs illustrations du côté "scientifique" de cet Haïzen, qui est beaucoup plus développé que ne pourrait le laisser sous-entendre son histoire. (comment ça j'essaie d'aiguiller mon personnage vers une nation plutôt qu'une autre ?)

- Et du point de vue des pouvoirs ?
Dans la mesure où Haïzen n'en a, de base, pas énormément, je compte tout simplement les répartir sur les 20 techniques "basiques" des élus, avec une fiche (plus ou moins) normale. Il y a bien deux-trois petits trucs que je voudrais faire d'un peu spécifique, mais tant qu'à faire, vraiment, autant en discuter à la fiche technique ô_o




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